L'augmentation du Smic est notamment au cœur de la mobilisation jeudi pour le pouvoir d'achat. Le gouvernement a déjà dit qu'il envisage d'avancer la revalorisation automatique du salaire minimum, avec en plus un léger coup de pouce.

Radio France

Publié le 04/11/2026 15:22

Temps de lecture : 2min

Le ministre de l'Économie Roland Lescure, à Bercy lors de la présentation du budget pour 2027, le 1er octobre 2026. (SEBASTIEN TOUBON / MAXPPP)
Le ministre de l'Économie Roland Lescure, à Bercy lors de la présentation du budget pour 2027, le 1er octobre 2026. (SEBASTIEN TOUBON / MAXPPP)

À la veille de la mobilisation du jeudi 5 novembre, avec des appels à manifester et à faire la grève dans les secteurs public et privé, des négociations et consultations, menées par le ministre du Travail, sont en cours pour une éventuelle augmentation du Smic. Deux pistes sont étudiées par le gouvernement : augmenter le Smic dès le mois prochain au lieu d'attendre le 1er janvier et s'il faut accorder un coup de pouce en plus, c'est-à-dire une hausse globale supérieure au niveau de l'inflation.

Le ministre de l'Économie Roland Lescure l'a confirmé, mercredi chez nos confrères de RMC. Mais il reconnaît que ça ne suffira pas. "Les deux sujets, de savoir combien et quand, sont sur la table et on sait qu'il faut pouvoir répondre à ces revendications dans les jours qui viennent, assure-t-il. Mais ça ne suffit pas. Dans ce qu'on appelle les négociations annuelles obligatoires de salaires, on doit intégrer, notamment pour les entreprises qui peuvent se le permettre, le fait que l'enjeu de pouvoir d'achat passe par une hausse des salaires. Donc l'idée de cette négociation à trois - les organisations syndicales, patronales et le gouvernement - c'est de se demander ce que chacun d'entre nous peut faire pour se serrer les coudes et faire en sorte qu'on avance ensemble."

Justement, les syndicats demandent d'ouvrir une discussion avec le patronat pour contraindre les branches et les entreprises à négocier sur les grilles de salaire. Ils veulent notamment que les exonérations de cotisations soient supprimées pour les entreprises qui refusent les négociations.

En attendant, les syndicats qui entendent maintenir la pression de jeudi dans la rue. "La porte est entrouverte, il faut qu'on réussisse à l'ouvrir en grand", explique une cadre de la CGT. Le syndicat espère voir beaucoup de monde dans la rue jeudi pour pousser le gouvernement à agir très vite sur les salaires. "Le gouvernement sera en capacité de présenter des mesures autour du 5 novembre", a aussi annoncé, mardi, le ministre du Travail Jean-Pierre Farandou. Reste à savoir jusqu'où il pourra aller dans un contexte, on le sait, de tensions budgétaires.

La CGT réclame une augmentation de 150 euros du salaire minimum, une hausse de 10% du point d'indice des fonctionnaires et une indexation de tous les salaires sur les prix. La CFDT demande 100 euros de plus par mois pour le Smic. Quant au troisième syndicat de France, Force ouvrière, il plaide pour que le Smic atteigne 80% du salaire médian, soit entre 100 et 150 euros de plus par mois.

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