Par Marie-Hélène Hérouart, Le Figaro Bordeaux

Publié le 29/10/2026 à 12h13

Depuis le 17 octobre, des manifestations contre la vie chère sont organisées tous les samedis. Simon Pierre / Le Figaro

Face aux pertes provoquées par les manifestations du samedi, la députée Renaissance Alexandra Martin se fait le relais des commerçants bordelais, qui réclament l’autorisation d’ouvrir le dimanche.

Pour le troisième samedi consécutif, ce 31 octobre, les manifestations contre la vie chère vont bouleverser les centres-villes des métropoles en France. À Bordeaux, où les commerces avaient déjà essuyé de fortes pertes d’exploitations en raison du mégafeu de Saumos cet été, les baisses de chiffres d’affaires s’accumulent. Pour les commerces, qui espéraient une arrière-saison clémente pour se rattraper, la situation est catastrophique. Les boutiques, si elles n’ont pas été pillées, sont pour la plupart fermées le samedi pour éviter les débordements. Quant à celles qui resteraient ouvertes, elles constatent une chute drastique de la fréquentation en ce jour où d’habitude l’argent rentre dans les caisses. Et pour cause : les clients évitent les centres-villes agités par les casseurs, les pilleurs et les affrontements entre les manifestants et les CRS sur fond de tirs de grenades à gaz lacrymogène. Pour lutter contre le phénomène, la députée Renaissance Alexandra Martin (Gironde) a interpellé le ministre du Travail et des Solidarités, Jean-Pierre Farandou, ce mardi.

Elle demande une dérogation exceptionnelle afin que les commerces bordelais puissent ouvrir le dimanche, à défaut de pouvoir travailler convenablement la veille. « Pour nombre de ces commerces, les mois de novembre et de décembre sont essentiels. Ils peuvent représenter jusqu’à 40 % du chiffre d’affaires annuel. Les pertes enregistrées ces dernières semaines risquent donc d’avoir des conséquences durables sur leur trésorerie, leur pérennité et, à terme, l’emploi local», plaide l’élue. La députée girondine se fait ainsi le relais de la requête présentée par Michel Picon, le président de l’U2P. D’après le premier bilan présenté par la CCI France, mardi, le coût des dégâts causés par les manifestations du 17 octobre est déjà estimé à plus d’un milliard d’euros. Un montant déjà supérieur à celui des dégâts causés par les émeutes consécutives à la mort de Nahel, en juin 2023.

Source: Le Figaro · Marie-Hélène Hérouart, Le Figaro Bordeaux

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