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La controverse suscitée par le choix du 2 mai 2027 pour la tenue du second tour de l’élection présidentielle a pris une nouvelle ampleur à la suite des débordements survenus à l’occasion de la mobilisation du 17 octobre. Les marges de manœuvre constitutionnelles pour modifier le calendrier sont très étroites.

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Dans le cortège de la manifestation parisienne, le 31 octobre 2026.

Le calendrier de l’élection présidentielle doit-il être conservé en l’état ? Surtout, le second tour du scrutin peut-il être maintenu au 2 mai 2027, au lendemain de la journée hautement symbolique du 1er-Mai, traditionnellement marquée par les défilés syndicaux et les revendications sociales ? Comme souvent, les débats constitutionnels prennent une tournure politique.

La polémique avait éclaté dès juillet et l’annonce du calendrier électoral par l’exécutif avec un premier tour fixé au 18 avril et le second au 2 mai. Le président des Républicains (LR), Bruno Retailleau, avait alors fait part de sa « colère » et dénoncé un calendrier favorable, selon lui, à la gauche. Depuis, la controverse a pris une nouvelle dimension, dans le sillage des débordements survenus en marge de la mobilisation du 17 octobre.

Sur CNews et Europe 1, le 28 octobre, le candidat LR à la présidentielle a cette fois mis en garde contre un possible regain de violences la veille du second tour de l’élection : « Avec une France pillée, saccagée, incendiée, et le lendemain on devrait aller aux urnes calmement ? Ce n’est pas possible. » Selon lui, le 2 mai serait une « date de bordélisation ».

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Source: Le Monde · Bastien Scordia

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