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A moins de six mois de l’élection, la mobilisation sociale amorcée par le mouvement lycéen a pris une place prépondérante dans le débat présidentiel. L’impossibilité du gouvernement à répondre à la colère le place en position de bouc émissaire, alors que le RN et LFI sont portés par la polarisation à l’œuvre.

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Le président de la République, Emmanuel Macron (au centre), et ses ministres, lors d’une réunion de crise à l’Elysée, à Paris, le 18 octobre.

Candidats à la fonction suprême, membres de l’exécutif ou commentateurs : tous s’en étonnent à moins de six mois de l’élection présidentielle de 2027. Pour quelles raisons les crises de la fin du décennat d’Emmanuel Macron asphyxient-elles, à ce point, le débat présidentiel ? Le malaise social qui a éclaté au début de l’automne, à l’initiative d’un mouvement lycéen sans précédent depuis vingt ans, achève de marginaliser une compétition électorale pourtant jugée hors norme, du fait de l’avance prise par l’extrême droite et la gauche radicale sur les partis de gouvernement.

La gravité du moment place mécaniquement Emmanuel Macron et ses ministres au premier rang des responsabilités, dans un climat politique et économique fortement dégradé, où le bilan du macronisme est voué aux gémonies.

Jeudi 5 novembre, l’exécutif affrontera une nouvelle journée de mobilisation, cette fois-ci à l’appel de l’intersyndicale, mobilisée contre « la vie chère » et la hausse des salaires. Une partie de la jeunesse devrait également se joindre aux cortèges, alors que les syndicats étudiants et lycéens appellent à poursuivre les blocages.

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Source: Le Monde · Mariama Darame

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