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Gauche française et bloc central ont analysé la défaite du parti de Donald Trump à l’aune des prochaines échéances électorales françaises, y percevant un espoir, alors que le Rassemblement national continue de prendre ses distances avec le « canard boiteux » américain.

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Jordan Bardella et Marine Le Pen, lors du congrès du Rassemblement national, au Zénith d’Orléans, le 24 octobre 2026.

Au Rassemblement national (RN), il est désormais urgent de prendre ses distances avec Donald Trump, devenu subitement un « canard boiteux » depuis sa large défaite aux élections de mi-mandat aux Etats-Unis. Interrogé mercredi 4 novembre sur RTL par l’animateur Marc-Olivier Fogiel qui lui a demandé s’il avait « la gueule de bois » face à l’ampleur de la déroute subie dans la nuit par un président américain dont il avait salué la victoire en 2024, Jordan Bardella a répondu que « non, pas du tout », comme il « [n’est pas] américain ».

« Ce qui se passe dans les autres pays ne me regarde pas », a même osé le président du RN, qui est pourtant un habitué des voyages à l’étranger pour soutenir ses alliés d’extrême droite. Certes, Jordan Bardella avait commencé à se distancier dès février 2025 du mouvement MAGA (Make America Great Again) après avoir annulé à la dernière minute son intervention dans un forum trumpiste à Washington en raison du salut nazi de Steve Bannon, ancien conseiller de Donald Trump. Il continuait néanmoins régulièrement de défendre le bilan du président américain pour ses propres concitoyens, que ce soit sur l’économie ou l’immigration.

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Source: Le Monde · Jean-Baptiste Chastand

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