Jean-Luc Mélenchon, fondateur de La France insoumise, à Paris, lors de la manifestation organisée par l’intersyndicale le 5 novembre 2026. BRUNO THEVENIN / Anadolu via AFP

DÉCRYPTAGE - Le leader Insoumis s’est fait une spécialité de l’agitation sociale au cours de ses cinquante ans de vie politique. Une stratégie qui galvanise son socle, mais rebute au-delà.

Contraste saisissant. D’un côté de la place de la République, à Paris, Raphaël Glucksmann est hué, agoni d’insultes : « tocard », « macronard », « diable », « bande de bourgeois », « Valls, Glucksmann, Macron, même racaille », « Rentrez chez vous », « On vous déteste ». De la haine dans sa plus pure expression. À quelques centaines de mètres, de l’autre côté de la place, à peu près au même moment, c’est l’amour brut, presque un peu badin, qui s’exprime. Jean-Luc Mélenchon, tout sourire, fait des cœurs avec ses doigts à des manifestants lui adressant le même geste, au cri de : « Mélenchon président ! » Deux candidats de gauche à l’élection présidentielle, deux ambiances antagonistes.

C’étaient les communistes jadis, ce sont les Insoumis aujourd’hui ; la gauche radicale a toujours fait de la mobilisation dans la rue un axe central de sa stratégie politique. Il n’est pas neuf non plus que des manifestants s’en prennent, parfois férocement…

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Source: Le Figaro · Richard Flurin

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