Par John Timsit

Publié le 01/11/2026 à 20h43, mis à jour le 01/11/2026 à 20h46

Édouard Philippe sur le plateau du «20 heures» de TF1 (capture d’écran d’illustration /TF1). Capture d'écran / TF1

Invité dimanche soir du «20 heures» de TF1, le candidat Horizons à la présidentielle a fustigé une idée qui «se propose de rassembler des gens qui ne sont pas d’accord».

S’il restait peu de doute sur ses intentions, au vu des réactions négatives de son entourage, son silence entretenait un léger suspense. Une réponse d’autant plus guettée que l’horloge tourne, alors qu’il reste moins de six mois avant la présidentielle. Quatre jours après l’appel de son rival de Renaissance, Gabriel Attal, à organiser une «grande primaire des démocrates» pour conjurer le second tour LFI-RN annoncé par les sondages, Édouard Philippe lui a opposé une fin de non-recevoir, ce dimanche au «20 heures» de TF1. «C’est une primaire de la division et de la confusion, elle se propose de rassembler des gens qui ne sont pas d’accord», a-t-il cinglé, persuadé que cette compétition «n’aura pas lieu».

Peu importe que les voix se soient multipliées en ce sens ces derniers jours, de l’ancien premier ministre Michel Barnier à la ministre de l’Égalité entre les femmes et les hommes, Aurore Bergé, en passant par la présidente de l’Île-de-France, Valérie Pécresse : le candidat Horizons à l’Élysée reste inflexible. Tout en indiquant que les prétendants de la droite et du centre «devront prendre leurs responsabilités» en février.

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Une position risquée

Cette position n’est pourtant pas sans danger pour le maire du Havre (Seine-Maritime). Encore devant ses rivaux du bloc central, il décroche à son tour dans les intentions de vote depuis quelques semaines. En cause, semble-t-il, la réponse du gouvernement à la crise lycéenne et le choc laissé par les violences du 17 octobre. Le voilà relégué derrière Jean-Luc Mélenchon, au coude-à-coude avec Raphaël Glucksmann et très loin de Marine Le Pen, dans la quasi-totalité des configurations testées par les instituts. Au risque, donc, compte tenu de la dispersion actuelle des candidatures, entre lui, Gabriel Attal, Bruno Retailleau et David Lisnard, d’une élimination générale de la droite et du centre dès le premier tour, qui les réduirait à jouer les arbitres du second.

Source: Le Figaro · John Timsit

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