"Je ne crois pas que cette primaire aura lieu". Édouard Philippe a réaffirmé, dimanche 1er novembre, sur TF1 son opposition à l'idée d'une primaire pour désigner un candidat unique de la droite et du centre à la présidentielle, quatre jours après la proposition lancée par son concurrent Gabriel Attal d'organiser une "primaire des démocrates".
"Je pense que cette primaire, c'est une primaire de la division et une primaire de la confusion", a déclaré le maire du Havre, le mieux placé dans les sondages à droite et au centre, mais en perte de vitesse ces dernières semaines. Selon lui, les candidats de cet espace politique devront prendre leurs "responsabilités" pour se départager en février.
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"C'est une primaire de la division, parce que le principe même d'une primaire, c'est d'appuyer sur les différences entre les candidats. Or je pense que nous avons à créer du commun beaucoup plus qu'à appuyer sur nos divisions", a déclaré l'ex-Premier ministre d'Emmanuel Macron, président du parti de centre-droit Horizons.
Départage en février
"Et puis c'est une primaire de la confusion" parce qu'elle propose de rassembler "des gens qui sont les continuateurs du macronisme pour Gabriel Attal et d'autres qui tendent la main à l'union des droites", a-t-il dit en référence au candidat de la droite libérale David Lisnard, auteur d'une percée récente dans les sondages et qui se pose en rival très sérieux du président des Républicains, Bruno Retailleau.
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Le maire de Cannes a été particulièrement attaqué pendant le week-end par des personnalités du centre qui le jugent insuffisamment clair dans son refus d'une alliance avec le Rassemblement national. Ce dont il s'est de nouveau défendu dimanche, assurant qu'il n'entendait gouverner "ni avec les macronistes ni avec le RN".
Pour Édouard Philippe, le départage entre les différents candidats de la droite et du centre ne doit pas intervenir avant février. "Au mois de février, chacun prendra ses responsabilités, j'ai l'habitude de prendre les miennes", a-t-il ajouté, semblant suggérer que les candidats les moins bien placés devront alors se retirer.
Avec AFP
Source: France 24 · FRANCE 24
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