Par Le Figaro avec AFP

Publié le 28/10/2026 à 20h12, mis à jour le 28/10/2026 à 20h13

L’ancien premier ministre Dominique de Villepin. JULIEN DE ROSA / AFP

Pour l’ancien premier ministre de Jacques Chirac, le candidat Horizons à l’Élysée utilise «le 17 octobre pour mettre au ban l’ensemble des immigrés de ce pays».

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Dominique de Villepin s'est fendu d'un texte publié sur ses réseaux sociaux mercredi pour dénoncer les propos d’Édouard Philippe, qui a jugé comme «patente» la «surreprésentation» de jeunes issus de l'immigration lors des pillages de magasins le week-end du 17 octobre. «C'est de l'impensé politique qui pense ici devant nous», cingle l’ancien premier ministre , possible candidat à l'élection présidentielle, accusant en creux le maire du Havre de flirter avec les idées nationalistes, alors que ce dernier a cité dans Le Point l'écrivain Charles Péguy pour inviter à «voir ce que l'on voit».

«Peut-être qu'il faudrait aussi dire ce que l'on dit, cela s'appelle le courage. Car voir ce que l'on voit, clarifions d'emblée, c'est voir sur son téléviseur des Noirs et des Arabes qui manifestent, bloquent, cassent», lui répond Dominique de Villepin, pour qui Édouard Philippe utilise «le 17 octobre pour mettre au ban l'ensemble des immigrés de ce pays». «Ça n'a l'air de rien, mais c'est une remarque fascinante, terriblement révélatrice de notre basculement politique», déplore l'ancien premier ministre de Jacques Chirac, qui perçoit l'irruption d'un «nouveau régime de pensée» qu'il appelle «le régime de l'évidence».

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«Corrélation vaut causalité», dénonce Villepin

«Le régime de l'évidence, c'est le régime du raccourci : “pas de fumée sans feu”. Corrélation vaut causalité. Couleur de peau égale immigration, égale faillite de l'intégration», dénonce Dominique de Villepin. «Voir ce que l'on voit, c'est accepter que la démocratie soit désormais captive des écrans» et revient à «essentialiser les positions des uns et des autres en fonction des signes visibles» tels que la «religion» ou la «couleur de peau», ajoute l'ancien ministre des Affaires étrangères, pour qui «Édouard Philippe n'est pas devant les Français, en responsable, il est devant son poste, à côté de tous les autres Français».

Source: Le Figaro · Le Figaro avec AFP

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