Le candidat social-démocrate hué à la manifestation du 5 novembre a dû être exfiltré au bout d’une heure. Ses adversaires de La France insoumise ne s’en soucient guère.

Une énième apparition perturbée. Jeudi, Raphaël Glucksmann a battu le pavé pour la première fois depuis le début du mouvement de colère sociale. Mais comme attendu, le candidat social-démocrate s’est fait huer, contraint de quitter le cortège parisien au bout d’une heure. Pour la députée de La France insoumise (LFI), Clémence Guetté, le problème se trouve ailleurs. «C’est une question de réponse politique», a-t-elle assuré ce vendredi sur France Inter.

«Ce n’est pas mon sujet», a balayé l’élue du Val-de-Marne, Clémence Guetté, elle aussi présente dans le cortège aux côtés du leader Insoumis, Jean-Luc Mélenchon, et d’autres. «Les manifestants prennent leurs responsabilités», a-t-elle poursuivi. Depuis sa victoire à la primaire de la gauche en octobre, l’eurodéputé est presque systématiquement pris à partie dans ses déplacements, y voyant la responsabilité de ses adversaires. « Il y a une campagne de harcèlement de La France insoumise contre moi», a-t-il dénoncé le 26 octobre.

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«Je m’en contrefous»

S’il n’est pas le bienvenu en manifestation, la vice-présidente de l’Assemblée nationale estime que c’est parce qu’il «fait partie de ceux qui s’inscrivent dans la droite ligne de l’héritage macroniste». «Charge à M.Glucksmann de faire des propositions», lâche-t-elle encore. Voyant dans ces invectives et ces sifflets la marque de son refus de «revenir à la retraite à 60 ans» ou son opposition à faire alliance avec le mouvement Insoumis. «Le PS a été mieux accueilli dans les manifestations ces dernières années c’est parce qu’il a fait le Nouveau Front Populaire», prétend-elle. «On est extrêmement bien accueilli», se réjouit encore celle qui coordonne le programme, L’Avenir en commun, dévoilé ce vendredi, qui sera suivi d’un meeting ce samedi au Bourget (Seine-Saint-Denis).

Le candidat Place publique tente de maintenir le cap, malgré sa baisse notable dans les intentions de vote, crédité entre 10 et 13% dans la dernière étude Ifop pour LCI. « Le sujet, c’est la mobilisation des travailleurs. S’il y a des militants politiques qui sont hostiles à notre présence, je m’en fous. Je m’en contrefous ! », a-t-il défendu devant les caméras jeudi.

Source: Le Figaro · Anaïs Chaline

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