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Le candidat Les Républicains disait, jusqu’à présent, ne pas s’opposer à une primaire, mais jugeait qu’elle ne pouvait avoir lieu en raison de la fin de non-recevoir d’Edouard Philippe, le mieux placé dans les sondages.

Bruno Retailleau sur les bancs du Sénat, le 21 octobre 2026.

Bruno Retailleau a jugé, mardi 3 novembre, qu’une primaire serait nécessaire, « sans doute en début d’année », pour départager les candidats de la droite et du centre et a assuré qu’Edouard Philippe serait « contraint, à un moment ou un autre, de l’accepter ».

Le candidat Les Républicains (LR) à la présidentielle, qui s’exprimait sur BFM-TV, se rallie ainsi à l’appel lancé au printemps par David Lisnard et repris par Gabriel Attal la semaine dernière.

« J’imaginais que les sondages pouvaient nous départager. Ce n’est pas parti pour ça », a ajouté le sénateur vendéen, soulignant que, dans le sondage IFOP pour LCI publié mardi, « on est tous en dessous de 10 % », de sorte qu’aucun des quatre candidats en lice ne parvient à éviter un second tour entre Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon.

« Ou bien on est départagés par un vote démocratique, ou bien, moi, j’irai jusqu’au bout », a prévenu le candidat LR, qui assurait jusqu’à présent ne pas s’opposer à une primaire, mais jugeait qu’elle ne pouvait avoir lieu en raison de la fin de non-recevoir d’Edouard Philippe, le mieux placé dans les sondages. Le candidat d’Horizons a réitéré, dimanche, son refus d’une primaire.

« Qu’on éclaire les Français »

Bruno Retailleau a plaidé pour une primaire qui l’opposerait aux candidats déjà déclarés Edouard Philippe (Horizons), Gabriel Attal (Renaissance) et David Lisnard (Nouvelle Energie).

« Il faut des débats où on puisse aller au fond et, pour aller au fond, c’est difficile d’être plus de quatre », a-t-il ajouté, excluant une éventuelle participation de Raphaël Glucksmann, le vainqueur de la primaire de la gauche, au motif que « l’on ne va faire pas du “en même temps” ».

Dans l’attente de la décision d’Edouard Philippe, M. Retailleau propose d’avancer en organisant d’ici à la fin de l’année trois débats « sur trois chaînes différentes » consacrés respectivement au pouvoir d’achat, au régalien et à l’écologie. « En attendant, car je vois bien qu’Edouard Philippe ne le souhaite pas, au moins qu’on éclaire les Français et qu’on organise ces débats pour qu’ils voient nos différences », a ajouté le chef de file des Républicains.

Le Monde avec AFP

Source: Le Monde · Le Monde avec AFP

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