Le ministère de l'Intérieur a expliqué que la déambulation des cortèges déclarés s'était "globalement bien déroulée".

Publié le 05/11/2026 21:43 Mis à jour le 05/11/2026 21:44

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De nombreux manifestants ont défilé jeudi 5 novembre en France, comme à Bordeaux (Gironde). (CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / AFP)
De nombreux manifestants ont défilé jeudi 5 novembre en France, comme à Bordeaux (Gironde). (CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / AFP)

Près de 1,6 million de personnes ont défilé en France lors de la mobilisation du jeudi 5 novembre, dont 350 000 à Paris, selon la CGT. Les responsables de la CFDT et de la CGT se sont réjouis d'"un succès". De son côté, le ministère de l'Intérieur a fait état de quelque 575 000 manifestants, dont 65 000 à Paris, lors de la journée nationale d'action pour les salaires et le pouvoir d'achat à l'appel de l'intersyndicale.

"Le bilan national à 18 heures fait état de 448 interpellations", de "53 membres des forces de l'ordre blessés" et de "86 interventions pour incendies", selon le ministère de l'Intérieur, qui évoque un bilan "provisoire à ce stade". "Le 31 octobre, 227 actions ont été dénombrées (320 000 personnes), 289 actions le 24 octobre (410 000 participants) et 430 le 17 octobre (550 000 participants)", a rappelé Beauvau, en relevant que la déambulation des cortèges déclarés s'était "globalement bien déroulée". Le 17 octobre, la CGT avait revendiqué 800 000 manifestants.

Le ministère de l'Intérieur a déploré néanmoins que "dans de nombreuses villes (Rennes, Marseille, Nantes, Lyon, Bordeaux, Strasbourg...), des groupes à risque, composés à chaque fois de plusieurs centaines de militants radicaux et d'ultra-gauche, se sont constitués". "Ils ont tenté de faire dégénérer les cortèges et/ou de pénétrer dans les périmètres interdits et notamment dans les centres-villes qui étaient particulièrement protégés par les forces de sécurité intérieure".

Le ministère a pointé du doigt particulièrement Toulouse où il y a eu "des incidents extrêmement violents" et s'est ému qu'à Strasbourg, "l'effigie d'un CRS porteuse des lettres 'CRS SS" a été mise à feu, conduisant le préfet à saisir la justice, à la demande du ministre", a ajouté le ministère, qui a "condamné fermement cet acte ignoble qui ne restera pas sans suite". Le ministère de l'Intérieur a par ailleurs cité un certain nombre d'incidents survenus dans la matinée dans le cadre du mouvement lycéen.

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Source: Franceinfo · franceinfo avec AFP

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