Téhéran redoute de nouvelles offensives après les élections américaines et israéliennes et tente d’unir ses voisins pour appeler les Etats-Unis à la désescalade.

Radio France

Publié le 27/10/2026 15:26 Mis à jour le 27/10/2026 15:27

Temps de lecture : 1min

Le ministre des Affaires étrangères iranien Abbas Araghchi à Téhéran le 19 octobre 2026. (ATTA KENARE / AFP)
Le ministre des Affaires étrangères iranien Abbas Araghchi à Téhéran le 19 octobre 2026. (ATTA KENARE / AFP)

Depuis 24 heures, les contacts se multiplient au plus au niveau. L'Iran intensifie son activité diplomatique pour éviter une reprise des frappes américaines et israéliennes. Téhéran, qui redoute en effet de nouvelles frappes dès le début novembre, une fois les élections en Israël et les élections de mi-mandat aux Etats-Unis passées, tente de convaincre les autres pays de la région de dissuader Washington et Tel-Aviv de reprendre les hostilités.

Pour cela, l'Iran échange avec ses partenaires, tout comme avec ses rivaux dans la région : la Russie, le Pakistan, la Turquie, l'Arabie saoudite ou encore le Qatar. L'émirat aurait beaucoup à perdre avec une nouvelle escalade et risquerait, comme en février dernier, de voir son territoire pris pour cible et ses exportations de gaz et de pétrole affectées.

Ces derniers jours, alors que le détroit d'Ormuz est toujours largement paralysé, un pétrolier a encore pris feu aujourd'hui après avoir heurté une mine, selon les Iraniens.

L'Iran s'adresse aussi aux membres du "Pacte de la Mecque", cette nouvelle alliance militaire régionale constituée de l'Arabie saoudite, du Pakistan et de la Turquie. Ces trois pays ont participé à des discussions à Téhéran, lundi 26 octobre. Preuve de l'importance de la situation, l'Arabie saoudite a dépêché sur place son ministre de la Défense, Khaled ben Salmane, frère du prince héritier saoudien. Une première depuis le début de la guerre en février, alors que Riyad est toujours sous le feu des Houthis - soutenu par l'Iran. La Turquie a, pour sa part, envoyé son chef du renseignement.

Les Iraniens affirment avoir trouvé un terrain d'entente avec les Turcs, les Saoudiens et les Pakistanais. "La sécurité de la région (...) doit être assurée par les pays eux-mêmes, et nous devons empêcher toute forme d'intervention étrangère", disent-ils.

Une source diplomatique confie "la perte de confiance des capitales de la région envers Washington" et "leur volonté commune d'apaisement" dans un Moyen-Orient déjà déstabilisé, où de nouveau échanges de missiles et une poursuite du blocage des exportations de pétroles ne profiteraient à personne.

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