Par AFP agence

Publié le 03/11/2026 à 21h45, mis à jour le 03/11/2026 à 21h48

Les pompiers travaillent à éteindre un incendie lors d’une manifestation autorisée organisée par un syndicat à Marseille, le 24 octobre 2026. Manon Cruz / REUTERS

L’homme de 51 ans, qui avait tiré sur un pompier dimanche lors d’une intervention près de Marseille le blessant grièvement, a été mis en examen mardi soir et placé sous mandat de dépôt.

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L’homme de 51 ans, qui avait tiré sur un pompier dimanche lors d’une intervention près de Marseille le blessant grièvement, a été mis en examen mardi soir et placé sous mandat de dépôt, a indiqué à l’AFP le procureur d’Aix-en-Provence. Cet homme, «en rupture sociale et familiale», a été mis en examen des chefs de tentatives d’homicides sur sapeurs-pompiers professionnels dans l’exercice de leurs fonctions, destruction et dégradation par moyen dangereux et détention illicite d’armes et de munitions de catégorie B.

La victime, adjudant-chef professionnel au service départemental d’incendie et de secours (SDIS), avait été grièvement blessée au thorax, touchée par des tirs de chevrotine alors que des pompiers intervenaient pour éteindre un feu de poids lourd et de véhicules légers en périphérie de la zone commerciale de Plan-de-Campagne aux Pennes-Mirabeau, près de Marseille. L’auteur des coups de feu est un homme «en rupture sociale et familiale», sans emploi, qui vivait sur une friche agricole accueillant des habitats de fortune, des caravanes et plusieurs épaves de véhicules, avait détaillé, plus tôt dans la journée, le procureur Jean-Luc Blachon.

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Lors de sa garde à vue, il a livré «des explications confuses», racontant qu’«il avait décidé d’incendier tous ses biens» et avait «tiré à travers les arbres pour qu’on lui tire dessus». «Retranché derrière une butte», l’auteur des coups de feu avait fini par se rendre aux autorités après l’intervention successive d’un fonctionnaire de police, puis du Raid. Lors de son interpellation, l’homme détenait «dans ses poches 53 munitions» et les investigations ont permis de retrouver sur le sol «11 étuis de cartouches calibre douze percutées».

Embuscade

Mardi, lors des questions au gouvernement à l’Assemblée nationale, le ministre de l’Intérieur Laurent Nunez a évoqué l’hypothèse d’«une embuscade », rappelant que l’auteur des coups de feu avait «agressé l’ensemble de l’équipage qui intervenait sur un feu de voiture». Cet homme n’avait pas d’antécédent judiciaire mais devait comparaître devant le tribunal correctionnel d’Aix-en-Provence ce 3 novembre pour port d’arme, menace de mort à l’encontre d’un dépositaire de l’autorité publique et dégradation du bien d’autrui.

L’agression de l’adjudant-chef de 53 ans a suscité une forte émotion dans les rangs des sapeurs-pompiers, qui se sont rassemblés lundi midi devant leurs casernes, partout en France, en solidarité avec leur collègue, toujours hospitalisé à Marseille. Depuis 2021, près de 1500 agressions, verbales comme physiques, sont signalées chaque année à la Direction générale de la sécurité civile et de la gestion des crises (DGSCGC), indiquait lundi cette dernière dans un communiqué. Dans le détail, «39 situations de violences avec préméditation supposée, qualifiées d’“embuscades” par les services d’incendie et de secours (Sdis), ont été recensées en 2025», après 50 en 2024, selon la même source.

Source: Le Figaro · AFP agence

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