Par Le Figaro avec AFP

Publié le 01/11/2026 à 15h14

Le Tribunal constitutionnel de Pologne, à Varsovie, Pologne, le 31 octobre 2026. Agencja Wyborcza.pl / REUTERS

La crise politique sévit en Pologne alors que l’actuel gouvernement centriste piloté par Donald Tusk souhaite le départ des juges du Tribunal constitutionnel. En face, le RN affiche régulièrement sa proximité avec le président nationaliste polonais Karol Nawrocki.

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Marine Le Pen, candidate du Rassemblement national à l'élection présidentielle, a fait part dimanche de sa «profonde inquiétude» concernant la crise politique en Pologne et déploré «l'intervention des forces de sécurité» autour du tribunal constitutionnel à Varsovie.

«On ne restaure pas l'État de droit en donnant le sentiment de s'affranchir soi-même des règles qui le fondent. La multiplication de ces coups de force au sein même de l'Union européenne commence à sérieusement interroger», a-t-elle écrit dans un post sur X.

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«Indifférence de l’UE»

Le RN affiche régulièrement sa proximité avec le président nationaliste polonais Karol Nawrocki, élu en 2025 et engagé dans un bras de fer avec le Premier ministre pro-européen Donald Tusk autour de la nomination de juges constitutionnels. «La suspension contestée du président du Tribunal, l'intervention des forces de sécurité autour de cette institution semblent s'apparenter à une prise de contrôle forcée d'une institution constitutionnelle», a encore estimé la candidate du parti d'extrême droite.

À un peu plus d'un an des législatives polonaises, les événements se sont brusquement accélérés vendredi à Varsovie. La police anti-émeutes a investi le site du tribunal pour en bloquer l'accès, le ministre de la Justice - également procureur général - a demandé la levée de l'immunité de son président et une juge nouvellement nommée par la majorité a annoncé assurer l'intérim. La Commission européenne, de son côté, a pris le parti de Donald Tusk samedi en appelant le président polonais à valider la nomination de juges pour dénouer la crise.

«L'indifférence de l'Union européenne et le silence des médias face à la crise polonaise suscitent de légitimes interrogations : on ne peut prétendre défendre la démocratie et l'État de droit et se taire lorsque l'équilibre constitutionnel d'un État membre est gravement menacé», a encore commenté Marine Le Pen.

Source: Le Figaro · Le Figaro avec AFP

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