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L’accord, conclu dans le cadre d’une action intentée en Caroline du Sud impliquant plus de 100 000 plaignants couvre « environ 99 % » des réclamations, selon le groupe.

Le conglomérat industriel américain 3M s’est engagé, mardi 3 novembre, à verser 7,35 milliards de dollars (6,57 milliards d’euros) d’indemnités pour des dommages corporels dus aux « polluants éternels » présents dans une mousse anti-incendie qu’il a fabriquée.

Les composants chimiques, également connus sous le nom de PFAS, ont été associés à des maladies graves, dont le cancer, et sont qualifiés de « polluants éternels » parce qu’ils persistent dans l’environnement.

L’accord, conclu dans le cadre d’une action intentée devant un tribunal de Caroline du Sud impliquant plus de 100 000 plaignants victimes de contamination présumée aux Etats-Unis couvre « environ 99 % » des réclamations, selon 3M. « Cet accord constitue une étape importante pour 3M et réduit considérablement l’incertitude liée aux litiges », déclare le patron de l’entreprise, William Brown, dans un communiqué.

Un précédent accord avait été approuvé par un tribunal américain en 2024 et prévoyait que 3M verse jusqu’à 12,5 milliards de dollars (11,21 milliards d’euros). Ces fonds devaient être alloués aux services publics de distribution d’eau pour la dépollution et les tests liés aux PFAS.

« Pas une reconnaissance de responsabilité »

Le groupe 3M, qui avait annoncé l’arrêt de la production de PFAS avant la fin de 2025, dit avoir atteint cet objectif et investir dans des technologies de traitement pour les sites où ils étaient fabriqués.

Les PFAS sont des substances per- et polyfluoroalkylées très présentes dans les produits de la vie courante, notamment dans les emballages, les cosmétiques et l’électronique. Elles s’accumulent avec le temps dans l’air, le sol, l’eau des rivières, la nourriture et le corps humain.

Dans le cas de 3M, c’est la mousse à film aqueux (AFFF), utilisée pour éteindre les incendies, qui était particulièrement mise en cause. L’accord de mardi « ne constitue pas une reconnaissance de responsabilité », a néanmoins ajouté 3M, se disant prêt à se défendre en justice « si certains des termes convenus du règlement ne sont pas respectés ».

3M a fait l’objet de poursuites pour pollution aux PFAS dans plusieurs pays. L’Australie a annoncé en mai des poursuites pour 1,43 milliard de dollars liées à la contamination de bases militaires attribuée aux mousses anti-incendie. En Belgique, des plaignants réclament, par ailleurs, environ 35 millions de dollars de dommages et intérêts pour une contamination qu’ils imputent à une usine 3M située à Zwijndrecht.

Le Monde avec AFP

Source: Le Monde · Le Monde avec AFP

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