Le procureur de Pau, Rodolphe Jarry, annonce ce samedi l'ouverture d'une information judiciaire contre quatre mineurs après les manifestations du 5 novembre. Le parquet souhaite le placement en détention de l'un d'entre eux, âgé de 16 ans, et à qui il est reproché d'avoir allumé l'engin pyrotechnique dont les projectiles ont blessé quatre policiers.
Depuis le début du mouvement lycéen, des tensions ont eu lieu opposant certains jeunes avec les forces de l'ordre, dont certaines actions qui ont conduit à des actes violents. En début de matinée du jeudi 5 novembre, quatre policiers ont été blessés par des tirs de mortier d'artifice devant le lycée Saint-John-Perse à Pau, dans les Pyrénées-Atlantiques.
Ce samedi 7 novembre, le procureur de Pau, Rodolphe Jarry, annonce l'ouverture d'une information judiciaire contre quatre mineurs, qui "étaient en garde à vue", ce vendredi 6 novembre. Une autre information judiciaire a été ouverte contre X "pour violences sur fonctionnaires de police avec arme et en réunion, et d'autre part, pour association de malfaiteurs en vue de la préparation d'un délit". Chacune des peines s'élève à dix ans d'emprisonnement, précise le procureur de la République de Pau.
Le parquet de Pau réclame un placement de détention provisoire pour l'un des quatre mineurs : l'individu, âgé de 16 ans, est celui dont il est "reproché d'avoir allumé l'engin pyrotechnique dont les projectiles ont blessé les policiers", précise cette même source. Pour les trois autres mineurs ayant participé aux faits, "ils feront l'objet de réquisitions aux fins de placement sous contrôle judiciaire", ajoute le parquet.
La justice tient à préciser que cette information judiciaire permettra de connaître "les circonstances dans lesquelles les violences au préjudice des policiers sont intervenues, mais aussi d'identifier et d'interpeller toute personne ayant participé à la préparation et à la commission de ce délit."
À la suite de cet acte violent, quatre policiers ont été blessés, "dont deux d'entre eux se sont vus délivrer par le médecin légiste une incapacité de travail de deux jours et trois jours", conclut le procureur de la République de Pau.
D'après la préfecture des Pyrénées-Atlantiques, 5 600 manifestants étaient présents dans les rues de Pau et 5 000 à Bayonne, lors de cette journée d'action intersyndicale du 5 novembre. Selon le ministère de l'Intérieur, 448 interpellations ont été réalisées lors de cette même journée, à 18 heures, à l'échelle nationale. 53 membres des forces de l’ordre ont été blessés et 86 interventions pour incendie ont été réalisées.
Source: Franceinfo · Paul Grelier
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