La secrétaire nationale des écologistes Marine Tondelier a estimé que l’attaquant avait eu raison de qualifier le dirigeant chinois de «dictateur». Une position bien différente de celle des Insoumis.
Passer la publicité Passer la publicitéLa polémique née des mots de Kylian Mbappé qualifiant Mao Zedong de «dictateur» en évoquant une vidéo de caricature dont il avait fait l’objet grâce à l’intelligence artificielle est retombée après avoir provoqué un scandale en Chine. Face à l’indignation du pays, le joueur avait très vite présenté ses excuses qui ont été appréciées sur place.
Marine Tondelier approuve l’utilisation du mot «dictateur»
En France, le monde politique a diversement pris position. Marine Tondelier, la secrétaire nationale des écologistes a apporté un soutien sans nuance à l’attaquant des Bleus dans un message publié sur X estimant que le qualificatif de «dictateur» était approprié pour l’ancien chef d’État chinois. «Kylian Mbappé a eu entièrement raison de qualifier Mao Zedong de dictateur. Les dizaines de millions de morts dont Mao est responsable et la nature totalitaire de son régime sont confirmés par tous les historiens. Kylian Mbappé n’a donc pas exprimé une opinion mais des faits établis», a estimé la député estimant que «céder systématiquement aux pressions économiques de la Chine» était «un signe de faiblesse.»
Mathilde Panot «Mbappé a fait un communiqué. Dont acte»
Du côté des Insoumis, le discours est bien différent. Interrogé sur TF1 sur la polémique, Mathilde Panot (LFI) s’est efforcée de botter habilement en touche. «Je crois que Kylian Mbappé a fait un communiqué pour s’en excuser, dont acte», a répondu fermement l’élue d’extrême gauche ne souhaitant pas s’attarder sur le sujet. «Je n’ai rien à dire sur cette question-là. Vous pouvez m’interroger sur tout et n’importe quoi», a-t-elle ajouté après avoir été relancée sur le plateau. «Mbappé a fait un communiqué, Acte, point. Je n’ai rien à dire sur le sujet.»
Antoine Léaument, autre député Insoumis, s’est attardé plus longuement sur cet épisode à l’antenne de Sud Radio. «Peut-être que cette polémique permet d’avoir un œil sur la Chine, qui est un grand pays qui est souvent un peu méprisé par nos dirigeants. Il est mis à distance et regardé de manière un peu brutale, spécifiquement en disant. "De toute façon, en gros c’est un pays où il n’y a que des dictateurs."»
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Interrogé ensuite sur l’utilisation du mot dictateur pour qualifier Mao, l’élu du Nord a tenu à évoquer les relations «mauvaises» entre la France et la Chine actuellement selon lui regrettant «un enfermement dans une doctrine américaine d’affrontement avec la Chine», avant de conclure : «Je ne suis pas en train de vous dire qu’il faut avoir un oeil totalement béat devant la Chine mais ce qu’il faut, c’est essayer de normaliser les relations avec la Chine.» Et de conclure sur le sujet : «C’est un régime plutôt autoritaire avec un parti unique. Mais pardon, la différence exactement avec la France entre régime autoritaire.
Est-on encore en démocratie quand on ne peut pas manifester librement ?»
Source: Le Figaro · Gilles Festor
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