"Le vieux système de l'entre-soi patriarcal fonctionne à plein", résume le titre de la tribune, publiée dans le journal "Libération".

France Télévisions - Rédaction Culture

Publié le 06/11/2026 17:30 Mis à jour le 06/11/2026 18:01

Temps de lecture : 1min

Annie Ernaux, écrivaine française et prix Nobel de littérature 2022, au Festival de Cannes, en 2026. (SAMEER AL-DOUMY / AFP)

Virginie Despentes, Annie Ernaux, Léonor de Récondo, Anne Godard, Lola Lafon… Elles sont 200 autrices, toutes signataires d'une tribune publiée dans Libération, vendredi 6 novembre, pour "[exprimer leur] colère face au palmarès masculin" des prix littéraires de 2026. Pour elles, il s'agit là d'une "invisibilisation qui a des conséquences concrètes sur la création et la vie des autrices, et ne reflète pas la diversité de la littérature".

Ces autrices pointent du doigt l'enjeu économique derrière ces récompenses : "Ce que dit ce palmarès, c'est qu'aucune autrice ne se verra accorder la tranquillité matérielle, et donc de création, dont peuvent jouir les auteurs pour continuer leur grand œuvre." Elles appellent à "dépasser l'effet 'bandeau', à faire confiance aux libraires qui conseillent d'autres livres, afin de déjouer ces logiques de récompenses qui invisibilisent des écritures nécessaires et importantes, et à continuer à faire vivre ces livres qui comptent".

Leur tribune est publiée quelques jours après l'annonce des cinq grands prix de la rentrée littéraire : le Goncourt a récompensé Philippe Jaenada, le Renaudot François-Henri Désérable, le Femina Yannick Haenel, le Médicis Philippe Vasset et le Grand prix de l'Académie française Sébastien Lapaque.

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Source: Franceinfo · franceinfo Culture

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