Par Le Figaro avec AFP

Publié le 02/11/2026 à 11h39

Outre le viol, l’étude a exploré de façon inédite un large éventail de violences, de l’exposition non souhaitée à des contenus pornographiques à l’inceste en passant par la cyberviolence et l’exploitation sexuelle. (Image d’illustration) ADOBE STOCK

Un questionnaire anonyme a invité 2269 jeunes de 18 à 21 ans à décrire des situations qu’ils ont vécues au cours de leur vie, dans le cadre de l’enquête «Vavisa» (Vie Affective et les Violences Sexuelles à l’Adolescence).

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Du rapport sexuel accepté «pour faire plaisir» à l'acte imposé sous la contrainte ou au moyen d'alcool ou de drogue, plus d'un jeune sur cinq âgé de 18 à 21 ans rapporte avoir subi des faits relevant du viol, selon une enquête nationale inédite publiée lundi. 2 269 jeunes de 18 à 21 ans ont été invités, par un questionnaire anonyme, à décrire des situations qu'ils ont vécues au cours de leur vie, dans le cadre de l'enquête «Vavisa» (Vie Affective et les Violences Sexuelles à l'Adolescence), commandée par l'association «Contre les violences sur mineurs» (CVM).

Ces situations ont ensuite été «qualifiées de violences au moment de l'analyse, au regard des circonstances rapportées», expliquent les auteurs de l'étude soutenue par la Direction générale de la cohésion sociale (DGCS), en collaboration avec Ipsos BVA, Sorbonne Université, l'Inserm et l'AP-HP. Parmi les jeunes interrogés, 21,9% ont déclaré des faits de pénétration orale, vaginale et anale, dans des circonstances catégorisées par les auteurs comme relevant de la qualification de viol.

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Avoir accepté pour «faire plaisir à l’autre»

Plus largement, 37,1% des 18-21 ans déclarent avoir déjà eu un acte sexuel, quelle qu'en soit la nature, sans en avoir envie. Parmi les circonstances les plus fréquemment évoquées par les répondants figurent le fait d'avoir accepté pour «faire plaisir à l'autre», de ne «pas avoir pu bouger» (34,5%), d'avoir été «menacé, violenté ou tenu par la force» (21,8%) ou d'avoir été «sous l'effet de l'alcool ou de drogues» (20,6%).

Outre le viol, l'étude a exploré de façon inédite un large éventail de violences, de l'exposition non souhaitée à des contenus pornographiques à l'inceste en passant par la cyberviolence et l'exploitation sexuelle. Près des deux tiers des 18-21 ans (63%) déclarent ainsi avoir subi au moins une fois un acte de violence sexuelle, au cours de leur vie. Parmi eux, 9% ont décrit un premier acte à caractère incestueux, désignant comme auteur un membre de leur famille, le plus souvent un cousin.

24% disent connaître une personne ayant été exploitée

Par ailleurs, la majorité de l'échantillon (56%) déclare ne pas avoir souhaité sa première exposition à la pornographie et près de la moitié (46%) dit avoir reçu des contenus à caractère sexuel non sollicités. Moins rapportée mais «non marginale», selon l'enquête, l'exploitation sexuelle concerne 5,3% des sondés, qui confient avoir reçu une contrepartie en échange d'un acte physique ou d'un contenu sexuel en ligne. Plus surprenant, 17% pourraient l'envisager et 24% disent connaître une personne ayant été exploitée.

Les jeunes aux parcours plus cabossés, suivis par l'Aide sociale à l'enfance ou la Protection judiciaire de la jeunesse, sont aussi davantage touchés : respectivement 80% et 87% déclarent avoir subi au moins une violence sexuelle, selon l'étude. Les résultats reposent sur les réponses de 1 843 jeunes de 18 à 21 ans issus d'un panel constitué par l'institut Ipsos BVA et de 426 autres recrutés via un lien ouvert par l'association «Contre les violences sur mineurs» (CVM).

Source: Le Figaro · Le Figaro avec AFP

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