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ENTRETIEN - Des pillages dans les rues de Paris à la tuerie de Trappes, l’historien analyse, dans une interview fleuve, les causes profondes de la montée de la violence dans notre pays. Selon lui, elle se nourrit d’un effet de contagion, car chaque agression en appelle une autre et relance la désignation de boucs émissaires, alors que l’État peine à imposer son autorité.
Passer la publicitéNormalien, agrégé et docteur en histoire, Pierre Vermeren est l’auteur d’une dizaine d’ouvrages remarqués, comme « La France qui déclasse. De la désindustrialisation à la crise sanitaire » (Tallandier, « Texto », 2022) et « L’Impasse de la métropolisation » (Gallimard, « Le Débat », 2021). Prochain livre à paraître en septembre : « Le Grand Dérèglement. Ce que la France refuse de voir » (Odile Jacob).
LE FIGARO. - Un individu a tiré dans la rue, vendredi 23 octobre au matin, à Trappes et à La Verrière (Yvelines) , tuant une personne et en blessant quatre autres. L’atomisation, la perte des repères et de l’autorité nous ont-elles fait basculer vers une société d’ultraviolence ?
PIERRE VERMEREN. - La violence appelle la violence. C’est à cause de cela que les sociétés s’organisent pour confier le monopole de la violence légitime à l’État qui les dirige. En France, malgré trois crimes de sang par jour, et bien plus de tentatives d’homicides, nous faisons semblant…
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Source: Le Figaro · Ronan Planchon
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