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D’origine hongroise, le cinéaste avait tourné plusieurs longs-métrages avant de glisser vers les séries, signant notamment des épisodes de « Miss Marple », de « The Wire » ou de « Breaking Bad ». Il s’est éteint le 27 octobre, à l’âge de 88 ans.
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Une carrière quantitativement impressionnante, marquée par un passage en douceur du cinéma à la série télévisée. On l’avait découvert en 1980 avec un film de fantômes très réussi, L’Enfant du diable. Au plus fort de la vague horrifique, il était parvenu à faire preuve, dans un genre qui ne s’y prête pas toujours, de sensibilité et d’originalité. Il a revisité la comédie, le film noir et la chronique criminelle. Sporadiquement, ses films arrivaient jusqu’aux salles françaises. Le réalisateur Peter Medak est mort, à Los Angeles, le 27 octobre, à 88 ans.
Il était né à Budapest le 23 décembre 1937. Enfant, durant la seconde guerre mondiale, il doit se cacher pour échapper aux persécutions antisémites. Il quitte la Hongrie en 1956, fuyant cette fois-ci la répression de l’insurrection de Budapest. Il trouve refuge au Royaume-Uni chez une de ses tantes, Lotte Medak (1907-1975), célèbre chanteuse d’opéra, qui le fait entrer comme stagiaire dans une compagnie spécialisée dans la production d’actualités filmées, Associated British Pathé. Il apprend sur le tas, passe par différents départements de l’industrie cinématographique, débutant par le montage jusqu’à devenir réalisateur de seconde équipe, notamment pour le film d’espionnage Mes funérailles à Berlin (1966), de Guy Hamilton.
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Source: Le Monde · Jean-François Rauger
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