L'ancien ministre de l'Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer continue de défendre, sur franceinfo mardi, la plateforme d'admission dans l'enseignement supérieur qu'il a fondé.

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Publié le 27/10/2026 08:36 Mis à jour le 27/10/2026 09:19

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Jean-Michel Blanquer, ancien ministre de l'Éducation nationale, invité de franceinfo le 27 octobre 2026 (franceinfo)
Jean-Michel Blanquer, ancien ministre de l'Éducation nationale, invité de franceinfo le 27 octobre 2026 (franceinfo)

"Parcoursup a été un progrès énorme par rapport à la situation antérieure", assure mardi 27 octobre sur franceinfo l'ancien ministre de l'Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, à l'origine de la plateforme d'admission dans l'enseignement supérieur, très critiquée. "Toute personne qui passe quelques minutes sur le sujet le voit", poursuit-il.

L'ancien ministre de l'Éducation nationale admet sur franceinfo mardi 27 octobre "qu'il est intéressant de mettre Parcoursup sur la table" mais dénonce "la démagogie" et la "lâcheté" d'une partie de la classe politique. "Je dis démagogie à gauche, lâcheté au centre et à droite" mais aussi "immense démagogie aux deux extrêmes", lance Jean-Michel Blanquer. "Il y avait, en 2017 en France, 60% d'échecs en fin de première année d'enseignement supérieur. C'est un scandale français. C'est un gaspillage pour nos jeunes. Ce chiffre, depuis 2017, il est descendu à près de 50%. Ce qui est encore beaucoup trop. Une baisse de 10 points. C'est considérable. Il y a très peu de politiques publiques pour lesquelles vous avez 10 points d'amélioration en quelques années", poursuit-il.

Jean-Michel Blanquer reconnaît toutefois que l'outil est désormais perfectible. Mais l'ancien ministre s'interroge, "par quoi le remplacer ?". "Je veux qu'on me cite un pays au monde qui aurait quelque chose de mieux que Parcoursup", maintient-il. Pour Jean-Michel Blanquer la plateforme permet aux lycéens d'avoir un grand choix dans leur orientation. "On peut toujours revenir sur ces opportunités de liberté, mais après il ne faudra pas se plaindre de l'inverse de cela", affirme-t-il.

Lundi, le ministre de l’Éducation nationale actuel, Édouard Geffray, et son homologue de l’Enseignement supérieur, Philippe Baptiste, ont présenté le plan de l’exécutif pour tenter d'endiguer la colère lycéenne après plus d'un mois de blocages et de manifestations dans les établissements scolaires. Le gouvernement a notamment annoncé le remplacement progressif de Parcoursup d'ici 2028.

Jean-Michel Blanquer continue de défendre Parcoursup qui a représenté, selon lui, "un progrès pour les universités" mais reconnaît que l'outil est désormais perfectible. Si Jean-Michel Blanquer dit comprendre les inquiétudes relayées par les lycéens, il prévient : "il ne faudrait pas que Parcoursup vienne en quelque sorte concentrer des angoisses qui en fait ne sont pas dues à Parcoursup".

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