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Une vague d’arrestations menée par le parquet illustre l’ampleur de la tâche qui attend la nouvelle majorité, constituée de figures de la société civile peu expérimentées en politique.

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Conférence de presse des représentants de la « liste des étudiants », au parc Pionirski, à Belgrade, le 29 octobre 2026.

Après l’exploit d’avoir imposé pacifiquement, dans les urnes, une alternance politique au terme de quatorze années de régime autoritaire d’Aleksandar Vucic, la « liste des étudiants » se retrouve désormais face à la complexité de l’exercice du pouvoir. Avec 140 sièges sur 250 au nouveau Parlement, ce mouvement politique atypique détient une majorité confortable pour former le prochain exécutif.

C’est là que les choses se compliquent. Ce mouvement de résistance horizontal, dépourvu de cohésion idéologique et mû par le seul désir d’extirper Aleksandar Vucic du pouvoir, sera-t-il capable d’assumer un basculement vers une structure hiérarchique forcément verticale ?

Dans les faits, la cassure est assurée, puisque aucun étudiant ne siégera dans l’Hémicycle. Les 250 candidats à la députation de la liste, principalement des professeurs d’université et des figures de la société civile, sont mandatés par le mouvement, sans y appartenir formellement. Les étudiants envisagent toutefois de conserver un rôle de vigie sur l’action politique, bien que les modalités concrètes restent floues.

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Source: Le Monde · Emmanuel Grynszpan

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