Ce cortège sans service d'ordre des syndicats s'est élancé samedi à Marseille, lors d'une troisième journée de mobilisation. Un défilé a réuni des jeunes, mais aussi des parents et des grands-parents, avec différentes revendications.

Radio France

Publié le 31/10/2026 20:05

Temps de lecture : 1min

Un cortège de manifestants lors de "l'acte III" de la mobilisation sociale à Marseille (Bouches-du-Rhône), le 31 octobre 2026. (MIGUEL MEDINA / AFP)
Un cortège de manifestants lors de "l'acte III" de la mobilisation sociale à Marseille (Bouches-du-Rhône), le 31 octobre 2026. (MIGUEL MEDINA / AFP)

À Marseille, un cortège non déclaré s'est élancé en début d'après midi, samedi 31 octobre, lors de "l'acte III" de la mobilisation, malgré l'interdiction de manifester dans le centre-ville décidé par la préfecture. 10 000 personnes ont défilé, selon la police. Un cortège sauvage et joyeux jusqu'à la fin d'après midi avant que des petits groupes ne se forment.

Dans ce cortège sans service d'ordre des syndicats, sans parcours prédéfini, la foule s'élance en chantant, beaucoup sont déguisés pour Halloween. "Je suis le Joker, c'est le méchant dans Batman", lance Fabio, un étudiant qui bloque sa faculté depuis un mois pour soutenir les lycéens. "Ça fait un mois que les lycéens revendiquent plus de moyens, plus de professeurs, plus d'argent dans le service public. Et ça fait un mois que les solutions apportées ne suffisent pas, ne conviennent pas, et que les solutions qu'on nous apporte, c'est la répression policière. C'est pour ça qu'on va continuer à être dans la rue, tant que le gouvernement n'a pas reçu nos SOS, que la jeunesse est en précarité et qu'on n'a plus de moyens pour étudier."

Et il n'y a pas que des jeunes dans le cortège, il y a aussi des parents, des grands-parents, remarque Elia, étudiante elle aussi. "C'est tout le monde qui vient, et on a tous le même problème, c'est le gouvernement qui ne nous écoute pas."

"Avant, on nous laissait un petit peu de quoi vivre. Maintenant, on a juste de quoi survivre", déplore Loïc, comédien, venu manifester avec trois de ses enfants. "Depuis 20 ans, je n'ai jamais été aussi précaire. Je deviens précaire à un an de la retraite. Pendant 35 ans, j'ai bien vécu, j'étais quelqu'un qui avait de quoi partir en vacances, qui avait de quoi aller constamment au restaurant, au cinéma, au théâtre, payer des choses à ses enfants."

"Maintenant, c'est juste pour bouffer. Il n'y a plus de loisirs à côté. Ce n'est pas normal, il faut être là, il faut se battre."

Loïc, comédien

à franceinfo

La vie chère, la planète qui se réchauffe, la montée de l'extrême droite, la répression policière, voilà ce que dénoncent pêle-mêle les manifestants. Un cortège calme jusqu'à ce qu'il se disloque. En fin d'après midi, des petits groupes ont provoqué quelques affrontements avec les CRS, quelques tirs de gaz lacrymogène.

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