Les obsèques de Pengo Bossio Wangi, tué à Trappes le 23 octobre dans l'attentat terroriste et raciste des Yvelines, se dérouleront samedi à Guyancourt, a indiqué sa famille dans un communiqué. Une cérémonie publique est prévue au cours de l'après-midi.
"Nous souhaitons que ce dernier hommage puisse se tenir dans le recueillement, la sérénité et la dignité", écrivent la mère de la victime, Valérie Bossio, et deux de ses sœurs Tiffany et Ritsia Brou.
Les obsèques du jeune Pengo Bossio Wangi, victime de l'attentat terroriste et raciste de Trappes devraient se dérouler en trois temps. Un recueillement en présence de la famille, uniquement, est prévu de 09h à 12h au funérarium de la Porte de Buc à Versailles. De 13h15 à 16h, la famille ainsi que les proches, seront réunis au cimetière paysager de Guyancourt Yveline). Enfin une cérémonie publique se déroulera de 16H00 à 17H00 dans ce même cimetière. Elle "est ouverte à toutes celles et à tous ceux qui souhaitent rendre hommage à Pengo et passer ce moment avec nous". Elle n'est cependant pas ouverte "aux journalistes" et "aux femmes et hommes politiques", selon le communiqué transmis à l'AFP.
"Cette décision ne traduit aucune défiance à leur égard : elle répond à notre seul souhait de vivre ce moment de deuil loin de toute exposition médiatique et de toute récupération, quelle qu'elle soit", expliquent Valérie Bossio Wangi et ses filles.
Jeune espoir français des arts martiaux mixtes (MMA), qu'il pratiquait au sein de la Atch Academy à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis), Pengo Bossio Wangi avait 26 ans.
Vendredi 23 octobre, Kevin T. a tué ce jeune homme noir par balle à Trappes et a fait sept blessés, dont une fillette de 11 ans grièvement touchée à La Verrière, commune voisine.
Mis en examen et placé en détention provisoire le 29 octobre, le suspect a reconnu avoir "spécifiquement ciblé des personnes (...) de type musulman ou africain ou nord-africain" et choisi Trappes, ville considérée à ses yeux comme "un repaire d'islamistes", selon le procureur national antiterroriste Olivier Christen.
Des autocollants à la gloire du RN ont également été retrouvés à son domicile de Plaisir (Yvelines), selon le magistrat.
L'Elysée a par ailleurs prévu de rendre un hommage national aux victimes de cet attentat raciste à une date encore non définie. Le père du jeune homme tué, Bolema Bossio Wangi, avait souhaité lundi que ce moment soit "l'occasion d'une véritable prise de conscience et d'un engagement contre le racisme".
Son avocate, Me Zineb Alami, avait de son côté souligné que la haine est attisée par les discours d'extrême droite, relayée notamment par des "médias qui leur offrent une tribune permanente".
Avec AFP
Source: Franceinfo · Lynda Zerouk
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