Par Lucie Seara
Publié le 03/11/2026 à 18h38
VIDÉO - L’Iran a dévoilé ce mardi une immense affiche affirmant son intention d’assassiner le président des États-Unis Donald Trump. Ce panneau marque un nouveau cap dans le discours officiel du gouvernement iranien.
Passer la publicité Passer la publicitéUn panneau d’affichage géant a été dévoilé dans la capitale iranienne ce mardi, avec une menace de mort à l’encontre du président américain Donald Trump. Téhéran a dépassé un nouveau seuil dans son discours contre les États-Unis alors même que les deux pays affirment vouloir entamer des discussions sérieuses pour éviter que le conflit ne continue à s’envenimer.
«Nous tuerons Trump» peut-on lire sur cette affiche immense surplombant la place Enghelab ou place de la Révolution en français, un lieu très fréquenté où voitures et passants se rassemblent quotidiennement. On y voit le président des États-Unis enfermé derrière des barreaux auxquels il s’agrippe la tête basse. Le panneau a été dévoilé le jour des élections de mi-mandat américaines, où Donald Trump doit savoir si son gouvernement va garder, ou non, la majorité au Congrès américain.
À une centaine de mètres de ce panneau, une autre affiche dépeint à nouveau le président Trump, cette fois accompagné de son envoyé spécial Steve Witkoff, du premier ministre israélien Benyamin Netanyahou et de son vice-président JD Vance. Les quatre hommes ont le visage ensanglanté, leurs vêtements sont sales et ils fixent le sol du regard. Derrière eux, les drapeaux des États-Unis et d’Israël sont en lambeaux.
«Il y aura du sang»
Sur cette place, des dizaines de personnes munies de drapeaux rouges et de banderoles se sont rassemblées devant ces affiches dans la matinée. Sur leurs pancartes, on pouvait lire des slogans tels qu’«il y aura du sang» ou «Tuez Trump». Elles ont appelé à ce que le guide suprême, Ali Khamenei, tué par les frappes américano-israéliennes du 28 février sur Téhéran, soit vengé. Ces frappes ont déclenché la guerre au Moyen-Orient et Donald Trump a été moqué à de nombreuses reprises depuis à l’aide d’affiches similaires, de représentations ou encore d’expositions.
Sur la place de Tajrish, au nord de Téhéran, une exposition en plein air a par exemple servi à dévoiler des peintures du même style où l’on pouvait voir le président des États-Unis écrasé sous un pied au sol, le visage tuméfié. D’autres peintures le montraient aussi avec une bombe lui faisant office de tête en référence au tableau de 1964 du surréaliste belge René Magritte, Le Fils de l’Homme. Près de cette place, une fausse cellule de prison abritant un acteur jouant le rôle du président Trump toute la journée est restée exposée.
Une partie intégrante de l’espace public iranien
Le gouvernement iranien accuse le président américain d’avoir visé des sites civils de façon délibérée au cours de la guerre, parmi lesquels une école et une cérémonie de mariage. Ces bombardements avaient tué des dizaines de personnes dont des femmes et des enfants.
Ce type d’affichage est financé par l’État et constitue une partie intégrante de l’espace public iranien depuis la révolution islamique de 1979. Son objectif peut être de célébrer des personnalités militaires, de rendre hommage aux alliés du régime, ou encore d’adresser des messages politiques à ses adversaires et ennemis dont les plus importants sont les États-Unis et Israël.
Source: Le Figaro · Lucie Seara
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