Des clients dans un café regardent un feu allumé par des émeutiers à la fin d’une journée de manifestations nationales contre le coût de la vie à Paris, France, le 17 octobre 2026. Yann Tessier / REUTERS

TÉMOIGNAGES - Les pillages et émeutes qui ont traversé la France le week-end dernier incitent une partie de la population à s’armer, malgré une confiance toujours importante envers les forces de l’ordre pour la protéger.

«Cette nuit-là, l’État a été vaincu». Jacques*, le 17 octobre, a vu son quartier lyonnais mis à sac. Depuis sa fenêtre, il observe des pillards «saccager les boutiques, en incendier une autre avec des vendeurs dedans, ravager celle d’un artisan parfumeur indépendant». Sa fille de quinze mois dort paisiblement dans l’appartement. Pourtant, il sort et essaie même de barricader la fenêtre d’un commerçant. Las, la protection ne durera pas. «Le 17 ne répondait plus : en cas de danger grave, nous étions livrés à nous-mêmes». Depuis, il pense à acheter une matraque télescopique et une bombe lacrymogène pour sa femme. Comme lui, Myriam, Michel, Jérémy, Théo, Henri, Barthélémy, Hélène ont écrit au Figaro pour témoigner de leur volonté de s’armer à la suite des émeutes et du pillage des 17 et 18 octobre.

Capture d’écran Google Trends. Le Figaro.

Dès le samedi, Google Trends, l’outil de suivi des tendances du moteur de recherche, recensait un pic d’intérêt pour les mots «s’armer», «armes», «guerre civile». L’entrée de ces mots-clefs dans…

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Source: Le Figaro · Amaury Coutansais-Pervinquière

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