Réservé aux abonnés

Les différents continents du jeu sont là où la direction artistique de Final Fantasy Resonance s’exprime le mieux. Square Enix

TEST - Malgré un système de combat phénoménal, le nouveau-né de Square Enix donne parfois l’impression de privilégier la nostalgie de ses fans à la nouveauté et à la cohérence de son univers.

Passer la publicité

Parfois, le mieux est l’ennemi du bien. Ce Final Fantasy : Resonance, nouveau-né des studios Square Enix disponible sur PC, PS5, Xbox Series et Nintendo Switch 2, ne déroge pas à ce vieil adage et s’avère être un tel mélange d’influences, d’ambitions et de mécaniques que l’on se demande parfois s’il n’en fait pas trop… Le dernier opus de la saga de jeux de rôle japonais multiplie effectivement les propositions sans toujours parvenir à les approfondir, donnant parfois l’impression de privilégier le «fan service» à la nouveauté et la cohérence.

Scénaristiquement d’abord, il faut bien admettre que ce Resonance est une grande déception. Le royaume de Grandshelt vit en paix grâce à d’immenses Cristaux protecteurs liés aux éléments (feu, glace, vent…). Deux chevaliers du royaume, Rain (qui ressemble comme deux gouttes d’eau à Cloud dans Final Fantasy VII ) et Lasswell (qui ressemble lui aussi à Zack de Final Fantasy VII), aussi amis d’enfance que rivaux, sont envoyés pour enquêter sur le sanctuaire du Cristal de terre. Ils y rencontrent un mystérieux guerrier en armure noire, Umbra, qui détruit le cristal avant de s’en prendre à Grandshelt. Se lançant à sa poursuite, ils vont vite faire la connaissance de Fina (Aerith dans Final Fantasy VII, encore…), une jeune femme amnésique aux mystérieux pouvoirs magiques, ainsi que d’autres compagnons aux intérêts convergents.

Sur le papier, tout partait pourtant bien. Dans les faits, difficile de vraiment se prendre de passion pour l’histoire de Resonance, dont vous n’aurez d’ailleurs pas le fin mot une fois le jeu terminé, ouvrant la voie à une suite. Le scénario est en effet un fatras d’inspirations, et qui va nous faire tour à tour voyager dans l’esprit d’une sorcière, nous faire prendre part à une insurrection, nous faire découvrir une cité magique dans le ciel… Comprenez par là que nous ne reprochons pas au jeu son ambition de nous confronter à des circonstances riches et variées, mais plutôt sa tendance à enchaîner des situations sans véritable cohérence entre elles, grappillant çà et là les influences de ce qui a fonctionné ailleurs ou par le passé. Les mystères du début de jeu ne sont, en outre, résolus que par des révélations parfois décevantes, et souvent expéditives, donnant l’impression de jouer à une multitude de petits épisodes déconnectés plutôt qu’à une grande aventure épique.

Shoot de nostalgie

Scénaristiquement médiocre, le nouveau-né de Square Enix brille toutefois par sa narration. Ce Resonance se conçoit avant tout comme un shoot de nostalgie à destination des vieux de la vieille du «JRPG» (jeu de rôle japonais). Pour la…

Cet article est réservé aux abonnés. Il vous reste 75% à découvrir.

Le Figaro célèbre ses 200 ans

Offre anniversaire : 2€/mois pendant 200 semaines

Déjà abonné ? Connectez-vous

Source: Le Figaro · Steve Tenré

At a glance

Topic
Technology
Country
🇫🇷 FR
Publisher language
FR
Added to Allnira