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Moins de 40 % des immeubles britanniques recouverts d’un dangereux revêtement inflammable ont été assainis depuis le drame qui a causé la mort de 72 personnes en 2017. Le gouvernement a déposé un projet de loi pour accélérer les rénovations et soulager les habitants concernés.

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Archway Heights, un immeuble qui attend depuis plus de six ans que son revêtement extérieur soit réparé, à Londres, le 30 septembre 2026.

La lueur du jour filtre à peine à travers la porte-fenêtre donnant sur le balcon de Tevyn Allen, qui vit au troisième étage d’Archway Heights, un immeuble du nord de Londres. Elle est obstruée par un échafaudage recouvert de filets bleus. Dans le salon de cet ingénieur informatique de 32 ans, toutes les lumières sont allumées, alors qu’il est midi. « Nous vivons dans la pénombre depuis près de six ans. Cela pèse sur le moral », déplore-t-il.

Lorsqu’il a emménagé, début 2021, l’échafaudage était déjà là. Installé en mars 2020, il devait rester en place « environ un an », précise Tevyn Allen. Le temps de mener des travaux pour remplacer les revêtements en composite d’aluminium recouvrant les parois de cet immeuble de huit étages inauguré en 2012, et qui présentent un « risque d’incendie ». La mesure est requise dans le cadre de nouvelles règles introduites après l’incendie, en 2017, de la tour Grenfell, qui a fait 72 morts. « Je pense souvent à ce drame, dit Tevyn Allen, qui vit avec sa fille de 9 ans et sa partenaire. Ma famille est constamment exposée à ce danger. »

Au Royaume-Uni, 4 724 immeubles de plus de 11 mètres munis de revêtements dangereux ont été identifiés, selon les chiffres publiés fin août par le ministère du logement. « Il s’agit pour la plupart d’immeubles construits après 2000 », relève Andrew Brookes, avocat au sein du cabinet Anthony Gold Solicitors, qui a pris en charge plusieurs dossiers concernant ce type de bâtiments. « Cela coïncide avec une période durant laquelle les financements et les dotations en personnel des agences chargées de superviser la sécurité des immeubles ont été revus à la baisse », ajoute-t-il.

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Source: Le Monde · Julie Zaugg

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