Les élections législatives en Israël prennent l'allure d'un référendum. Si les Israéliens doivent renouveler leur Parlement, il s'agit surtout de prendre position pour ou contre le Premier ministre conservateur Benyamin Nétanyahou.

Radio France

Publié le 27/10/2026 08:15 Mis à jour le 27/10/2026 12:21

Temps de lecture : 1min

Le Premier ministre israélien Benjamin Nétanyahou rencontre les électeurs dans un centre commercial, à Ramle, le 19 octobre 2026. (ILIA YEFIMOVICH / AFP)
Le Premier ministre israélien Benjamin Nétanyahou rencontre les électeurs dans un centre commercial, à Ramle, le 19 octobre 2026. (ILIA YEFIMOVICH / AFP)

Les Israéliens sont appelés aux urnes ce mardi 27 octobre pour renouveler leur Parlement, la Knesset. Benyamin Nétanyahou, alias "Bibi", va-t-il rempiler pour un septième mandat ou ses opposants vont-ils se mobiliser en masse pour pousser vers la sortie celui que l’on dit indéboulonnable ? Ces élections législatives prennent des allures de référendum pour ou contre Bibi - le surnom du Premier ministre israélien.

Ravital, une sexagénaire énergique, est à l'image de Tel-Aviv : laïque et libérale. "Soit on choisit Bibi, soit non. C'est l'objectif principal de cette élection. Tout est bibi ou pas. Bibi ou le changement. Le problème, c'est Bibi ! Non ?" interpelle-t-elle.

Un avis que ne partage pas Gal. Assis sur un banc à côté de sa femme et de leur bébé, il explique qu'il va voter conservateur : "Il ne s'agit pas de Bibi, il s'agit de l'avenir d'Israël. Nous avons encore beaucoup à faire à propos de l'Iran, de Gaza et nous devons nous concentrer là-dessus, car après les élections, le même problème se posera à nous. Donc il ne s'agit pas de Bibi, mais de la manière dont nous allons résoudre nos problèmes extérieurs", affirme-t-il.

Ce sont plutôt les problèmes intérieurs qu'il faut régler au plus vite, estime Dovi, 28 ans. "Il ne s'agit pas simplement de voter contre Bibi. Il y a aussi un grand groupe qui l'entoure et qui est problématique. Ils ont fait suffisamment de dégâts durant les quatre dernières années", déplore-t-il. Dovi fait allusion aux ultra-orthodoxes et à l'extrême droite auxquels Benyamin Netanyahou s'est allié. L'exemption du service militaire pour les ultra-orthodoxes est au cœur du débat politique en Israël, surtout depuis le 7 octobre 2023 et l'opération menée à Gaza. Le manque de soldats est devenu une question cruciale.

Dahar, elle, estime que dans la société israélienne, "tout le monde ne contribue pas de la même manière et que nous ne portons pas tous le même fardeau. Cela doit changer."

Les griefs ne manquent pas contre Benyamin Nétanyahou, qui, selon Dovi, est prêt à tout pour conserver son poste. "Je n'ai pas confiance en Bibi et je ne pense pas que quiconque puisse faire alliance avec lui sans se faire avoir et être déçu, parce que c'est un renard intelligent, ce type !", s'exclame-t-il.

En Israël, les électeurs se divisent autour du Premier ministre. Le reportage de Valérie Crova

Vous pouvez désormais privilégier l'affichage des articles de franceinfo dans les résultats de recherche Google. Comment ça marche ?

Sur le même thème

Shorts

Source: Franceinfo · franceinfo, Valérie Crova

At a glance

Topic
Politics
Country
🇫🇷 FR
Publisher language
FR
Added to Allnira