Par Le Figaro avec AFP

Publié le 22/10/2026 à 12h54

Vue de la manifestation lycéenne et étudiante du 29 septembre 2026, à Nantes (Loire-Atlantique). LOIC VENANCE / AFP

Malgré les congés de la Toussaint, quelques centaines de jeunes ont battu le pavé de la sixième ville de France, jeudi matin. La mobilisation se poursuit également sur les campus nantais, en dépit de l’évacuation, la semaine dernière, du bâtiment Censive mis à sac.

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Une ponctuation entre deux week-ends sous haute tension. Un cortège d'environ 400 étudiants et lycéens encadré de près par les forces de l'ordre s'est élancé jeudi matin à Nantes sous des pancartes « Le peuple en a marre » et « se rebeller c'est réfléchir », pour une nouvelle journée de mobilisation ponctuée de blocages d'universités.

« On lutte pour tous les étudiants, pour défendre l'université contre le manque de moyens. Et le ras-le-bol est général. En arrêtant de manifester, on donnerait raison au gouvernement », a expliqué à l'AFP Salomé Chaigne, étudiante de 20 ans. « On porte les mêmes revendications depuis le début du mouvement et c'est important de montrer qu'on reste mobilisés pendant les vacances, que rien n'a changé », ajoute Axel, 18 ans, membre de la coordination lycéenne de Nantes.

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Organisateurs au visage masqué

Après la mobilisation de samedi et les « choix incompréhensibles de l'exécutif en matière de répression », « être là est plus important que jamais ». « Notre message n'est pas un appel à la casse mais un appel au secours : les établissements publics sont délaissés », poursuit le jeune homme. Emma, lycéenne de 15 ans, tient aussi à montrer que sa détermination reste intacte : « Ce qu'on veut c'est être écouté, ce n'est pas parce qu'on est jeunes que notre voix ne doit pas être entendue. »

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À Lyon et Paris, les autorités ont interdit des manifestations annoncées pour jeudi après-midi. D'autres défilés sont prévus à Lille et Toulouse notamment. Jeudi matin, à l'Université de Lyon-3, un entremêlement de poubelles et barrières bloquait des accès avec des pancartes accrochées comme « qui sème la misère, récolte la colère » ou « Nunez NTM, Macron KK ». Des étudiants de Lyon-2, nettement plus mobilisés, sont venus nourrir la mobilisation au sein de cet établissement jusqu’à présent peu perturbé par le mouvement. Les « organisateurs » ont tous les visages masqués.

En découvrant le blocus de Lyon-3, certains étudiants sont dépités. « Je suis venu de Grenoble pour la deuxième fois pour rien cette semaine. Nous, on est alternant et j'ai plus que le gros seum », a déclaré à l'AFP un jeune étudiant. À Paris, devant Sciences Po, une « chaîne humaine » d'étudiants, pour la plupart extérieurs à l'établissement, a tenté de bloquer jeudi matin l'école sur la voie publique mais la police les a dispersés, a rapporté à l'AFP la direction.

Source: Le Figaro · Le Figaro avec AFP

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