Le ministre de l'Enseignement supérieur, Philippe Baptiste, a annoncé ce lundi 26 octobre 2026 qu'il y aurait une « évolution forte » de Parcoursup en 2027, avant « un remplacement en 2028 » de la plateforme d'orientation pour les études supérieures très critiquée depuis le début de la crise lycéenne. Des organisations lycéennes appellent toutefois à poursuivre la mobilisation.
Publié le : 26/10/2026 - 19:53
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Cette évolution « en deux temps » a été justifiée par le ministre, lors d'une conférence de presse, par le fait que Parcoursup « est adossé à la loi ». « Donc, il y a un certain nombre de paramètres de Parcoursup qui ne peuvent être changés que si la loi elle-même évolue », a déclaré Philippe Baptiste, après des rencontres, lundi après-midi à Matignon, avec les organisations lycéennes et étudiantes.
Cette annonce avait déjà fuité à la mi-journée, avec l'annonce de ces mesures par des influenceuses dans le domaine de l'éducation, au sortir d'une rencontre avec le Premier ministre Sébastien Lecornu, Édouard Geffray et Philippe Baptiste. Ont également été dévoilées 15 000 places supplémentaires dans l'enseignement supérieur, un plan de rénovation des lycées et des universités d'un montant de 5 milliards d'euros au total, essentiellement sous forme de prêts à taux réduit aux collectivités, ainsi que l'indexation à l'inflation des bourses étudiantes.
Le plafonnement à 28 lycéens par classe de seconde, en priorité dans les établissements les plus défavorisés dès la rentrée prochaine, a également été évoqué par plusieurs participants reçus à Matignon lundi.
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Poursuivre la mobilisation le temps d'avoir des retours « très concrets du terrain »
Les organisations lycéennes, Les Lycéens! et Renouveau lycéen, ont appelé lundi à poursuivre la mobilisation après leur entrevue avec Sébastien Lecornu. « On a quand même eu des annonces qui allaient dans notre sens », s'est félicité Nathanaël Combary, de Renouveau lycéen à la sortie de la réunion avec le Premier ministre, tout en appelant à « continuer la mobilisation », le 31 octobre puis le 5 novembre, le temps « d'avoir des retours très concrets du terrain. »
Vice-président de Les Lycéens!, Louis Létoublon a également appelé à aller « au bout » et à se mobiliser de nouveau samedi prochain et le 5 novembre, journée d'appel intersyndicale à la grève. « Le gouvernement a peur, le gouvernement a montré qu'il était clairement désorienté par tout ce qui se passait. Et cette peur-là, elle va nous permettre […] de s'engouffrer dans une brèche pour en tirer un maximum de choses pour défendre les droits des lycéennes et des lycéens. »
« Nous avons obtenu des miettes par rapport à ce que nous demandons », a pour sa part dénoncé Clément Vieillot du mouvement Cachan 94, en banlieue parisienne, critiquant un gouvernement qui « sait qu'il ne peut pas appliquer ce qu'il va dire », vu qu'ils « partent dans six mois ».
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Source: RFI · RFI avec AFP
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