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Les mobilisations sociales et les scènes de violences impactent les commerces parisiens. Dans le quartier touristique du Marais, les magasins se barricadent. Fini le lèche-vitrine pour les visiteurs internationaux.

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Au lendemain d’une journée de manifestations, dans le quartier du Marais, à Paris, le 17 octobre 2026.

C’est la première fois qu’ils voyagent à Paris. Ce mardi 3 novembre, Sergey et Adam (qui n’ont pas souhaité donner leurs noms de famille), deux trentenaires venus de Moscou, s’apprêtent à découvrir l’un des quartiers les plus emblématiques de la capitale : le Marais.

Les deux amis descendent du métro à l’arrêt Hôtel-de-Ville, empruntent la sortie 7 et débarquent rue du Temple. Le décor qui s’offre à eux n’est pas tout à fait celui qu’ils imaginaient : sous leurs yeux, une artère commerciale quasi déserte, quelques magasins sont fermés, d’autres sont ouverts, barricadés derrière des planches de bois et des panneaux d’OSB (pour Oriented Strand Board, aggloméré de longs copeaux). On pourrait croire que la rue a été balayée par une tempête. « C’est triste de voir le quartier comme ça », lance Sergey.

Depuis le 17 octobre − jour de la première mobilisation contre la vie chère, qui a donné lieu aux premières scènes d’émeutes et de pillages −, le quartier du Marais s’est métamorphosé. « Avec ces planches de bois attachées sur de nombreuses devantures, il est difficile de savoir si les magasins sont ouverts ou non », avoue Sergey.

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Source: Le Monde · Arthus Maes

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