La "Gen Z" allemande manifeste pour exprimer ses insatisfactions et dénoncer des décisions prises sans elle.

Radio France

Publié le 31/10/2026 07:57

Temps de lecture : 1min

Une jeune manifestante allemande brandit une pancarte avec l'inscription "On ne veut pas avoir peur de l'avenir" lors d'une marche pour le climat en 2024 (photo d'illustration) (TOBIAS SCHWARZ / AFP)
Une jeune manifestante allemande brandit une pancarte avec l'inscription "On ne veut pas avoir peur de l'avenir" lors d'une marche pour le climat en 2024 (photo d'illustration) (TOBIAS SCHWARZ / AFP)

En Allemagne, des manifestations sont prévues samedi 31 octobre dans une trentaine de villes, à l’appel d’un mystérieux collectif baptisé "La Gen Z fait la loi". Même si ce n’est pas dans les traditions du pays, la classe politique redoute des débordements inspirés par le 17 octobre en France.

L'université libre de Berlin, un campus à l'américaine vert et aéré, était un des hauts lieux des manifestations des années 1960. Aujourd'hui, les étudiants réclament surtout davantage de moyens, comme Chari, Victor, Tim et Nicki. "Avec ce qui s'est passé en France, on se dit tout à coup 'mais en fait, moi aussi, je suis insatisfaite'," déclare Chari. "Un gros motif d'insatisfaction est l'introduction du service militaire, une décision qui a été prise sans qu'on puisse l'influencer", dénonce Victor.

Tim confirme : "Sur toutes les questions qui concernent l’avenir de la société, les décisions sont prises au détriment des jeunes…" Quant à la crainte des débordements par les autorités, le jeune homme ne pense pas qu’un scénario comme en France va se produire. Nicki, étudiante de 21 ans, veut devenir prof. Elle n'a pas peur des débordements. "J'espère que ce sera une grosse manifestation. Non, les débordements ne me font pas peur. D'une certaine façon, ça fait partie des manifestations. Et si ce sont les grosses multinationales qui en sont victimes, je trouve ça plutôt bien" affirme-t-elle.

La police se prépare à de possibles débordements, surtout à Hambourg, Berlin ou Leipzig, trois bastions de la gauche radicale. En Allemagne, plusieurs chaînes de magasins y ont couvert leurs vitrines de planches en centre-ville pour la journée. Une chaîne de parfumeries a, elle, déjà annoncé que douze de ses magasins resteront fermés.

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Source: Franceinfo · franceinfo

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