Par Le Figaro avec AFP
Publié le 28/10/2026 à 23h34
Dans un entretien accordé à HugoDécrypte, le chef de l’État a appelé à la réouverture des lycées dès lundi, après plusieurs semaines de contestation, estimant que la jeunesse avait été «entendue».
Passer la publicité Passer la publicitéEmmanuel Macron a appelé mercredi à la reprise des cours dans les lycées «à la rentrée» de lundi «après les vacances de la Toussaint», dans un entretien diffusé par la chaîne Youtube HugoDécrypte. «Je souhaite qu'à la rentrée, après les vacances de la Toussaint, les lycées puissent rouvrir parce que quand on parle de l'avenir de notre jeunesse, il faut qu'elle puisse reprendre les cours», a dit le chef de l’État.
«Ce que je souhaite surtout c'est, compte tenu du fait que la jeunesse a été entendue, qu'elle puisse reprendre les cours, que le calme revienne et qu'on puisse rouvrir dans des bonnes conditions ces lycées», a-t-il insisté, alors que le gouvernement a mis plusieurs mesures sur la table pour répondre à la crise lycéenne qui dure depuis des semaines.
Interrogé sur les blessures parfois graves dont ont été victimes de jeunes manifestants, certains ayant eu une main arrachée, d'autres ayant été éborgnés, Emmanuel Macron s'est dit «dans la compassion et le soutien à tous». «Évidemment que ça me fait mal quand je vois nos adolescents, nos jeunes qui sont frappés et qui subissent cette conséquence directe dans leur chair», a poursuivi le président de la République, alors que la stratégie du maintien de l'ordre et la réponse policière aux mobilisations lycéennes ont été critiquées à gauche et par plusieurs ONG.
Appel au calme
«De la même manière j'ai vu des policiers qui étaient blessés, de très jeunes policiers», a également mentionné le chef de l'Etat, pour qui «il faut maintenant revenir au calme des deux côtés». «À chaque fois que des policiers ont été engagés dans des actes qui n'étaient pas normaux, il y a des enquêtes qui ont été ouvertes», a affirmé Emmanuel Macron.
Concernant la stratégie du maintien de l'ordre, le chef de l'Etat a assuré que la décision d'avoir éloigné les manifestations à la périphérie des villes samedi 24 octobre a permis de «sauver beaucoup de centres-villes», parce qu'elle a permis «d'éviter que ceux qui utilisent ce contexte (de manifestation, ndlr) viennent tout casser».
Source: Le Figaro · Le Figaro avec AFP
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