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Entre 146 000 et 250 000 personnes ont défilé, le plus souvent dans le calme. C’était le quatrième samedi de mobilisation de rang et la deuxième journée de cortèges de la semaine, après des manifestations de grande ampleur, jeudi, à l’appel des organisations syndicales.

Dans le cortège de la « mobilisation contre la vie chère », à Paris, le 7 novembre 2026.

Des défilés contre la vie chère se déroulant dans le calme et une mobilisation en baisse, mais toujours vivace : des dizaines de milliers de personnes sont descendues dans la rue, samedi 7 novembre, pour « maintenir la pression », deux jours avant des rendez-vous avec le gouvernement. C’était le quatrième samedi de mobilisation de rang et la deuxième journée de cortèges de la semaine, après les manifestations de grande ampleur de jeudi.

Le ministère de l’intérieur a recensé 146 000 manifestants en France, dont 46 000 à Paris, contre 65 000 jeudi dans la capitale, selon la préfecture de police. L’intersyndicale de la jeunesse a, elle, revendiqué 250 000 manifestants, dont 75 000 à Paris, contre 500 000, dont 200 000 à Paris, une semaine plus tôt. En région, les autorités ont notamment compté 10 000 manifestants à Lille, 9 100 à Bordeaux, 6 000 à Grenoble, 5 500 à Rennes et 5 200 à Marseille, tandis qu’à Toulouse le cortège, non déclaré, a réuni jusqu’à 5 000 personnes.

A Paris, des dizaines de milliers de personnes, majoritairement des lycéens, des étudiants et des trentenaires, ont défilé dans le calme entre République et Nation, à l’appel de l’intersyndicale de la jeunesse (Union étudiante, FAGE, UNEF et USL) et des unions syndicales régionales (CGT, FO, FSU, Solidaires, CFDT).

« Ce n’est pas parce que les négociations doivent débuter [lundi] que la mobilisation doit se terminer », a jugé Vincent Gautheron, secrétaire général de l’union régionale CGT. « Aujourd’hui, c’est une date qui permet de maintenir la pression », a abondé Sabrine Kharbach, porte-parole de l’Union étudiante.

Plus de 230 interpellations

Quelques heurts ont toutefois éclaté lorsque les défilés étaient non déclarés ou interdits, comme à Lyon, où les forces de l’ordre ont fait usage de gaz lacrymogènes pour disperser « plusieurs centaines de personnes » dans un périmètre interdit du centre-ville et où 11 personnes ont été interpellées, selon la préfecture, ou en fin de manifestation à Paris. Le ministère de l’intérieur faisait état de 232 interpellations dans tout le pays à 18 heures.

Le rassemblement de la coordination des « gilets jaunes » place de la Concorde, à Paris, a fait long feu. Plusieurs dizaines de personnes ont été contrôlées pour verbalisation, et deux animateurs de la coordination, Benjamin Ball et Solène Azelma Sigaux, ont été placés en garde à vue pour « organisation d’une manifestation interdite ou non autorisée », a appris Le Monde auprès d’une source policière.

La suite du mouvement dépendra en grande partie des réponses apportées lundi par le gouvernement, lors d’une conférence sociale avec les syndicats et le patronat convoquée à Matignon par le premier ministre, Sébastien Lecornu, puis de rencontres avec les organisations lycéennes et étudiantes. Les huit principaux syndicats nationaux ont annoncé qu’ils prendraient position dès lundi soir, et une intersyndicale de l’éducation appelle déjà à une journée de grève et de manifestation mardi.

Le Monde avec AFP

Source: Le Monde · Le Monde avec AFP

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