La juridiction du Palais Royal annule la décision du tribunal administratif qui avait donné raison aux organisateurs qui souhaitaient un défilé entre Bastille et Nation. Laurent Nuñez avait fait appel.
Ce qu'il faut savoir
La France s'apprête à vivre, samedi 31 octobre, sa troisième journée de mobilisation sociale en trois semaines. Les causes dénoncées sont toujours les suivantes : la vie chère, les moyens insuffisants de l'Education nationale ou encore la gestion policière du mouvement lycéen. Plus de 250 manifestations sont répertoriées partout en France par les gilets jaunes sur leur site, tandis qu'une source proche du ministre de l'Intérieur dénombre 150 défilés autorisés. Cette nouvelle mobilisation coïncide avec la fête d'Halloween, raison pour laquelle un dispositif de sécurité "exceptionnel" est "reconduit et amplifié", d'après Laurent Nuñez. Suivez notre direct.
• Le parcours de la préfecture de police validé. C'est finalement entre la porte de Bagnolet et la porte de Charenton que les manifestants devraient défiler. On a appris samedi matin que le Conseil d'Etat a annulé la décision du tribunal administratif vendredi soir qui avait donné raison aux organisateurs qui souhaitaient un parcours entre Bastille et Nation. Le Conseil d'Etat avance des raisons de sécurité.
• Environ 70 000 policiers et gendarmes mobilisés. Laurent Nuñez a annoncé que quelque 70 000 policiers et gendarmes seront mobilisés. Cette journée de mobilisation est considérée comme "à haut risque" par les autorités, qui craignent "des épisodes de violences urbaines comparables à ceux du 17 octobre", selon l'entourage du ministre de l'Intérieur.
• Des couvre-feux dans plusieurs villes. La préfecture de police de Paris a par ailleurs ordonné la mise en place d'un couvre-feu dans les secteurs de la place de la République et de Châtelet-Les Halles pour les nuits de samedi à dimanche puis de dimanche à lundi de 23 heures à 6 heures. Les mineurs non accompagnés sont aussi concernés par des couvre-feux dans d'autres villes, comme Bordeaux, Marseille, ou encore Le Mans.
• Les pillages encore dans les esprits. La mobilisation du 17 octobre avait donné lieu à des scènes de chaos dans les centres-villes, à Paris, Lyon ou Marseille notamment. Elle avait rassemblé entre 550 000 personnes, selon la police, et 800 000 personnes, selon la CGT. Le dispositif policier avait donc été singulièrement renforcé le 24 octobre. Entre 410 000 et 800 000 personnes avaient manifesté ce jour-là.
Source: Franceinfo · Mathilde Goupil, Daïc Audouit
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