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Les résidents de Virginie, du Nevada et du Missouri ont confirmé leur soutien au droit à l’IVG, mais ceux de l’Idaho n’ont pas modifié l’interdiction en vigueur. L’éclatante victoire démocrate aux midterms pourrait faire bouger les lignes, dans un pays où environ 60 % de la population est favorable à l’avortement.
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Aux Etats-Unis, la défense du droit à l’avortement est un sujet inflammable, et très clivant. C’est ce qui explique que les démocrates aient décidé, pendant la campagne des midterms, de mettre de côté ce marqueur identitaire de la gauche, pour se concentrer sur le pouvoir d’achat. Les prises de position sur l’avortement étaient rares. Pourtant, le pays a connu, depuis quatre ans, un immense mouvement de régression dans ce domaine, depuis que la Cour suprême, en juin 2022, a annulé l’arrêt Roe vs Wade, qui protégeait cet accès au niveau fédéral.
Depuis que les Etats ont toute latitude pour légiférer sur cette question, treize d’entre eux ont interdit strictement l’avortement, avec parfois des exceptions en cas de viol ou menace pour la vie de la mère. La plupart sont situés dans le sud-est des Etats-Unis (Louisiane, Mississippi, Alabama, Arkansas). Même dans les territoires où l’avortement est autorisé, les débats restent vifs, alimentés par des organisations « pro-choix » et « pro-vie », qui soutiennent des propositions de référendums.
Aussi, lors des midterms du 3 novembre, les électeurs de quatre Etats devaient se prononcer sur cette question. En Virginie et dans le Nevada, deux Etats où l’avortement est autorisé, les votants ont dit oui à l’inscription du droit à l’avortement dans leur Constitution : une manière de sécuriser cet accès en cas de changement de couleur électorale. « La Virginie est le seul Etat du Sud à ne pas avoir interdit l’avortement. Les gouverneurs y sont élus tous les quatre ans, et l’idée qu’une seule élection puisse tout remettre en cause était terrifiante. Ce résultat est donc capital », décrit Amy Friedrich-Karnik, du Guttmacher Institute, une organisation qui défend ce droit.
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Source: Le Monde · Jessica Gourdon
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