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La réélection du président brésilien, Luiz Inacio Lula da Silva, et la victoire des démocrates au Congrès des Etats-Unis apparaissent comme un revers majeur pour les dirigeants de la région qui se sont alignés sans réserve sur Donald Trump.

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Luiz Inacio Lula da Silva à Brasilia (Brésil), le 5 novembre 2026.

Après la vague ultraconservatrice qui a déferlé sur une grande partie de l’Amérique latine, ces trois dernières années, l’extrême droite semblait invincible. Les défaites récentes de Flavio Bolsonaro au Brésil et de Donald Trump aux élections de mi-mandat aux Etats-Unis ont démontré le contraire.

La réélection du président brésilien, Luiz Inacio Lula da Silva, et la victoire des démocrates au Congrès des Etats-Unis renforcent l’autorité du Brésil en Amérique latine et pourraient faire obstacle à la doctrine « Donroe » du président Trump pour le contrôle de l’« hémisphère occidental ». La réélection de Lula, le 25 octobre, inflige en tout cas un revers majeur aux conservateurs régionaux qui comptaient sur le fils aîné de l’ex-président Jair Bolsonaro (2019-2023) pour asseoir leur hégémonie.

Ces deux échecs successifs « ne signifient pas la disparition de l’extrême droite latino-américaine, mais peuvent modifier les conditions politiques de son expansion », estime Paulo Abrao, directeur du groupe de réflexion Brazil Office Alliance et ancien secrétaire exécutif de la Commission interaméricaine des droits de l’homme.

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Source: Le Monde · Angeline Montoya, Anne-Dominique Correa

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