Pendant ces midterms, les électeurs californiens vont aussi voter sur un référendum qui a attiré l’attention de tout le pays. La « Proposition 40 » – c’est son nom – créerait une taxe spéciale sur les 250 milliardaires de Californie. Soit un prélèvement de 5 % sur leurs actifs financiers, hors immobilier. Cet impôt serait une première mondiale. Mais les électeurs semblent partagés, entre désir de justice sociale et crainte de voir ces milliardaires quitter l’État.

Publié le : 02/11/2026 - 00:18

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Avec notre correspondant à Los Angeles, Loïc Pialat

Cet impôt sur la fortune pourrait rapporter 100 milliards de dollars. Il doit compenser l’impact des coupes budgétaires de l’administration Trump. « On devait faire quelque chose », explique Suzanne Jimenez qui représente le SEIU, le syndicat des travailleurs de la santé.

Son organisation porte le projet, inspiré par les économistes français Gabriel Zucman et Emmanuel Saez. « La loi budgétaire a imposé 100 milliards de dollars de coupes dans le programme Medicaid. Ce qui veut dire que des hôpitaux vont fermer. Des gens vont perdre leur assurance. Les employeurs vont voir le coût de l’assurance-santé de leurs employés grimper. Et rien n’était prévu pour répondre à ces coupes », résume Suzanne Jimenez.

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Une mesure contre-productive ?

La mesure ne fait pas l’unanimité au sein de la gauche. Le gouverneur démocrate Gavin Newsom redoute qu’elle soit contre-productive. Elle pourrait faire chuter les recettes fiscales si les milliardaires quittent la Californie.

« Beaucoup d’électeurs se disent qu’ils ne veulent pas de cette taxe parce qu’ils pensent qu’elle chassera les milliardaires loin de la Californie et qu’ils emmèneront leur activité économique et les emplois qu’ils créent avec eux ou que l’État perdra les impôts qu’ils paient déjà », souligne Chris Hoene, directeur du California Budget and Policy Center, un centre de recherche indépendant.

Dans les sondages, le oui et le non sont au coude à coude.

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Source: RFI

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