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La défaite brutale des républicains est d’abord liée au rejet du président américain, de son administration, de sa guerre en Iran avec Israël ou de la corruption institutionnalisée. Donald Trump n’a pas tenu compte des préoccupations des électeurs, qui s’inquiètent avant tout du coût de la vie.
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Tsunami, vague bleue, révolte citoyenne, leçon de dignité ou tremblement de terre : peu importe l’expression, seule compte la nouvelle réalité politique américaine. Après deux ans de mise sous tension de la démocratie par un pouvoir exécutif aux penchants autoritaires, les électeurs ont utilisé les midterms, mardi 3 novembre, pour infliger une sanction historique à Donald Trump et aux républicains. « Ce n’est qu’un moment passager, soupirait le président après minuit, à l’antenne de Fox News. Il y avait une certaine ambiance dans l’air. Je ne dois pas me sentir coupable. » L’inverse est vrai, tant cette débâcle est la sienne.
Les ultimes sondages avaient donc raison : toute la carte électorale s’est trouvée recomposée par la colère et la frustration. Les centaines de millions de dollars déversés par les donateurs conservateurs, à commencer par Elon Musk au Texas, n’ont servi à rien. La Chambre des représentants est passée aisément sous majorité démocrate, sans que l’on connaisse son ampleur encore mardi dans la nuit – mais elle est sans doute confortable. Le Sénat a ensuite basculé, une hypothèse encore peu vraisemblable il y a quelques mois.
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Source: Le Monde · Piotr Smolar
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