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Le jour des élections de mi-mandat, le président américain a déclaré, sans concertation apparente ni détails, vouloir en finir avec le soutien de 3,8 milliards de dollars annuels à l’Etat hébreu. Une décision qui semble influencée par le retournement de l’opinion publique américaine.

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Affiches électorales du Likoud portant l’inscription « nous avons une chance de gagner », à Jérusalem, le 27 octobre 2026.

Le moment choisi trahit un mélange de fébrilité et d’improvisation, le jour des élections de mi-mandat, ce mardi 3 novembre. La décision, dépourvue de tout détail, est réduite à sa dimension la plus symbolique. Pour autant, l’annonce faite par Donald Trump, au cours d’une intervention téléphonique sur la chaîne Fox News, pourrait avoir des conséquences significatives : le président américain a révélé que l’aide militaire à Israël, « pays très prospère », sera « coupée à la fin de l’année ». Cette aide s’inscrit dans le cadre d’un plan décennal de soutien, juridiquement non contraignant, dont la première version avait été conclue sous l’administration Clinton (1999-2008). Le mémorandum actuel, qui porte sur la période 2019 à 2028, établit l’aide militaire américaine à 3,8 milliards de dollars (3,39 milliards d’euros) par an.

La raison ? Donald Trump ne s’en cache pas : la proximité avec l’Etat hébreu dessert son camp dans le débat public. Il évoque « les attaques de cinglés comme [Abdul] El Sayed », candidat démocrate au Sénat dans le Michigan. « C’est un mauvais élément de langage, parce qu’on se dit : pourquoi ne pas donner 4 milliards à tout le monde, alors ? Israël est notre allié numéro un. On leur donne plus qu’à tout autre pays, et ils n’en ont plus besoin. » Selon Donald Trump, c’est le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, qui lui aurait suggéré cette rupture historique, jugée « appropriée », parce qu’il « comprend qu’il s’agit d’un sujet de controverse ». La décision commune aurait été prise il y a plusieurs mois.

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Source: Le Monde · Piotr Smolar, Luc Bronner

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