Cet article vous est offert
Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous.
Vous n’êtes pas inscrit sur Le Monde ?
Inscrivez-vous gratuitement
Le jour des élections de mi-mandat, le président américain a déclaré, sans concertation apparente ni détails, vouloir en finir avec le soutien de 3,8 milliards de dollars annuels à l’Etat hébreu. Une décision qui semble influencée par le retournement de l’opinion publique américaine.
Article réservé aux abonnés
Le moment choisi trahit un mélange de fébrilité et d’improvisation, le jour des élections de mi-mandat, ce mardi 3 novembre. La décision, dépourvue de tout détail, est réduite à sa dimension la plus symbolique. Pour autant, l’annonce faite par Donald Trump, au cours d’une intervention téléphonique sur la chaîne Fox News, pourrait avoir des conséquences significatives : le président américain a révélé que l’aide militaire à Israël, « pays très prospère », sera « coupée à la fin de l’année ». Cette aide s’inscrit dans le cadre d’un plan décennal de soutien, juridiquement non contraignant, dont la première version avait été conclue sous l’administration Clinton (1999-2008). Le mémorandum actuel, qui porte sur la période 2019 à 2028, établit l’aide militaire américaine à 3,8 milliards de dollars (3,39 milliards d’euros) par an.
La raison ? Donald Trump ne s’en cache pas : la proximité avec l’Etat hébreu dessert son camp dans le débat public. Il évoque « les attaques de cinglés comme [Abdul] El Sayed », candidat démocrate au Sénat dans le Michigan. « C’est un mauvais élément de langage, parce qu’on se dit : pourquoi ne pas donner 4 milliards à tout le monde, alors ? Israël est notre allié numéro un. On leur donne plus qu’à tout autre pays, et ils n’en ont plus besoin. » Selon Donald Trump, c’est le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, qui lui aurait suggéré cette rupture historique, jugée « appropriée », parce qu’il « comprend qu’il s’agit d’un sujet de controverse ». La décision commune aurait été prise il y a plusieurs mois.
Il vous reste 72.15% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Source: Le Monde · Piotr Smolar, Luc Bronner
At a glance
- Topic
- World
- Country
- 🇫🇷 FR
- Publisher language
- FR
- Added to Allnira