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Le président américain agite ainsi une nouvelle fois le spectre d’une contestation post-électorale si son parti était battu aux élections de mi-mandat, traditionnellement défavorables au parti qui occupe la Maison Blanche.
Le président américain, Donald Trump, a assuré, mardi 27 octobre, qu’il accepterait les résultats des élections de mi-mandat, prévues le 3 novembre, si le scrutin est « honnête », une énième allusion à des cas de fraude électorale n’ayant jamais été prouvés.
En route vers le Texas pour un nouveau rallye de campagne, Donald Trump a ajouté qu’il travaillerait avec les démocrates si les républicains perdaient la majorité au Congrès, tout en prévenant qu’en tant que président, il conservait un droit de veto sur les projets de loi.
Interrogé quelques jours plus tôt par la presse sur la question de la corruption comme thème majeur pour les électeurs, le président avait assuré que les républicains étaient « droits dans leurs bottes » sur ce sujet-là. « Mais vous devriez regarder du côté de la vraie corruption, c’est la corruption démocrate », avait-il ajouté.
Aucune preuve
Le milliardaire républicain, qui a toujours nié sa défaite à la présidentielle de 2020 en accusant, sans fondement, une fraude électorale massive, a lancé de nouvelles allégations samedi en ce sens, affirmant que des bulletins invalides existeraient à Los Angeles (Californie), ville en grande majorité démocrate.
Aucune preuve n’a jamais été apportée quant à l’existence d’une fraude électorale qui aurait affecté de manière significative le résultat d’un scrutin aux Etats-Unis. Le cercle de réflexion Brookings Institution, classé au centre gauche, a examiné un ensemble de données électorales collectées par la Heritage Foundation, un cercle de réflexion conservateur. Brookings n’a recensé que 39 cas de fraude sur les plus de 100 millions de bulletins examinés pour 32 élections dans l’Etat de Pennsylvanie, sur trois décennies.
A dix jours de cette échéance électorale, traditionnellement défavorables au parti qui occupe la Maison Blanche, Donald Trump se trouve face à des sondages en berne, qui lui prédisent la perte de contrôle de la Chambre des représentants, voire du Sénat.
Sans sa majorité au Congrès, le président de 80 ans se retrouverait sans marge de manœuvre pour faire passer son programme législatif lors de ses deux dernières années au pouvoir. Il pourrait également être confronté à de nombreuses enquêtes parlementaires de la part des démocrates, qui ont déclaré vouloir se pencher sur les affaires réalisées par le président et ses proches par le truchement la holding familiale depuis son retour à la Maison Blanche.
Le Monde avec AFP
Source: Le Monde · Le Monde avec AFP
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