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Malgré la défaite cuisante de son camp, le président républicain a réaffirmé, durant la nuit de mardi à mercredi, qu’il envisageait d’infliger un « coup dur » à Téhéran. Durant la campagne, il n’avait cessé d’évoquer la République islamique, la menaçant de nouvelles frappes ou en minimisant la menace.
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Comme pour conjurer le mauvais sort électoral et masquer le désastre stratégique des Etats-Unis en Iran, Donald Trump expliquait encore, quelques heures avant de connaître le résultat des élections de mi-mandat, mardi 3 novembre, que la République islamique avait été « décapitée ». Le problème de la hausse des prix de l’essence qui ronge les revenus des ménages et irrite ses électeurs ? « Réglé », s’est félicité le président américain, mardi matin, sur la chaîne conservatrice Fox News.
« Nous maîtrisons totalement la situation grâce au blocus naval [empêchant les navires pétroliers iraniens de quitter leur port]. Je veux dire, tout va bien. Tout le monde nous respecte à nouveau », s’est enorgueilli le milliardaire, tout en confirmant la probabilité de nouvelles frappes visant le régime dès le lendemain du scrutin. « Je ne cherche pas à tuer beaucoup de gens, mais peut-être que nous aurons à le faire », a-t-il expliqué, feignant l’humanisme. Le président octogénaire reste prudent alors que l’armée américaine a bombardé, la veille, une infrastructure antiaérienne sur l’île de Qechm. « C’est juste une attaque mineure. Ce n’était pas la guerre », a-t-il encore relativisé sur Fox News.
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Source: Le Monde · Claire Gatinois, Louis Imbert
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