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Alors qu’approche la fin des consultations et négociations internes, deux syndicats alertent sur la mort annoncée d’un des plus grands noms du jeu vidéo français. Ils reprochent au groupe américain une décision « incohérente » et une attitude « irrespectueuse ».

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Dinga Bakaba et Sébastien Mitton, codirecteurs créatifs de Arkane Studios, à Los Angeles, en Californie, le 9 juin 2019.

L’annonce a fait l’effet d’un « coup de massue » aux employés d’Arkane. Le 16 juillet, leur direction les a informés que Microsoft avait pour projet de fermer leur studio de jeu vidéo. Simon (le prénom a été modifié), délégué syndical pour le syndicat représentatif Printemps écologique, décrit une « stupeur » qui s’est vite mue en « très grande colère » face à une décision jugée « incohérente ». Quelque 217 emplois sont menacés dans ce studio lyonnais connu pour des succès internationaux comme Dishonored et Deathloop.

La décision vient, selon lui, de tout en haut. Elle fait partie d’un paquet de mauvaises nouvelles livrées le 6 juillet par Asha Sharma, la nouvelle directrice générale de Xbox, la division jeu vidéo de Microsoft. Dans une longue lettre, elle avait averti de la « suppression d’environ 1 600 postes » et de l’abandon imminent de quatre studios : Compulsion Games, Double Fine Productions, Ninja Theory et Undead Labs. A ce stade, selon ce courrier, Arkane devait encore « examiner les options stratégiques envisageables ».

C’est que Microsoft, qui a hérité d’Arkane Studios après l’acquisition en 2021 du groupe ZeniMax, ne peut pas s’en séparer aisément. En France, la « loi Florange », adoptée en 2014, oblige les groupes de plus de 1 000 salariés souhaitant fermer un établissement à chercher un repreneur pendant trois mois. Une quête qui a donc, selon les syndicats, débuté au milieu de l’été, en même temps qu’une consultation et des négociations concernant un plan de sauvegarde de l’emploi (PSE).

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Source: Le Monde · Aurélien Defer

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