Par Guillaume Poingt
Publié le 05/11/2026 à 13h04, mis à jour le 05/11/2026 à 13h06
En déplacement dans le Nord, l’ancien premier ministre a déclaré mercredi que «le racisme, quel qu’il soit, tue».
Passer la publicité Passer la publicitéEn déplacement à Zuydcoote (Nord), mercredi 4 novembre, le candidat du parti «Horizons» à l’élection présidentielle de 2027 Édouard Philippe est revenu sur l’agression de jeunes catholiques à Rouen le 31 octobre dernier. «Le racisme anti-Blancs a tué à Crépol», a-t-il notamment affirmé.
L’ancien premier ministre a évoqué une «France crispée et violente». «Je suis convaincu que nos concitoyens veulent retrouver l’unité nationale, le visage de la France dont ils sont fiers, c’est-à-dire une France qui sait intégrer à sa population des gens qui viennent d’horizons incroyablement variés mais une France qui est implacable sur le respect de ses valeurs», a-t-il dit. «Le racisme, quel qu’il soit tue, l’antisémitisme tue», a-t-il poursuivi. Interpellé par un journaliste sur le «racisme anti-Blancs», Édouard Philippe a alors répondu : «Le racisme anti-Blancs a tué à Crépol».
En septembre dernier, la justice a renvoyé 11 accusés pour «meurtre» et «tentatives de meurtre», en retenant finalement la circonstance aggravante de racisme envers «la race blanche et la nation française», après la mort du jeune Thomas Perotto à la sortie du bal de Crépol (Drôme) le 19 novembre 2023. Déjà, en 2023, Édouard Philippe avait jugé dans un entretien accordé au Journal du Dimanche (JDD) qu’il était «bien possible» qu’il y ait «une forme nouvelle de racisme anti-Blancs» en France après la mort du jeune Thomas.
Après les émeutes et les pillages qui ont embrasé la France les 17 et 18 octobre, Édouard Philippe a déclaré dans Le Point : «Lors des violences, la surreprésentation de jeunes issus de l’immigration était patente. Selon le mot de Péguy, il faut “voir ce que l’on voit”. L’échec de l’intégration dans notre pays depuis plusieurs décennies est incontestable». Des propos qu’il a réitérés dans la foulée au «20 heures» de TF1 : «Dans les images que nous avons vues des pillages, il y avait, de fait, un certain nombre, et un nombre important, de jeunes Français, sans doute, que je considère comme des Français, issus de l’immigration. Ce qui traduit un sujet qu’on doit regarder les yeux dans les yeux». Ses propos lui valent un procès en «racisme» de certains de ses adversaires politiques, notamment Jean-Luc Mélenchon et Dominique de Villepin.
Source: Le Figaro · Guillaume Poingt
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