Face à la propagation du virus Ebola en Afrique de l’Est, la Tanzanie renforce ses contrôles sanitaires aux frontières. En parallèle, une nouvelle assurance obligatoire vient alourdir le coût du séjour.
Passer la publicité Passer la publicitéEntre le visa touristique à 50 dollars, les éventuels frais de vaccination contre la fièvre jaune et désormais une assurance obligatoire, la facture s’alourdit pour les voyageurs à destination de la Tanzanie. Depuis le 1er octobre 2026, les visiteurs étrangers entrant en Tanzanie continentale doivent souscrire une assurance locale, au tarif de référence de 44 dollars américains par adulte, même s’ils disposent déjà d’une assurance privée ou liée à leur carte bancaire.
Et les formalités ne s’arrêtent pas là. Face à la menace Ebola, les autorités tanzaniennes ont instauré une nouvelle obligation sanitaire le 17 octobre 2026. Tous les voyageurs doivent désormais remplir une déclaration de santé sur la plateforme officielle AfyaMsafiri, avant leur départ ou à leur arrivée. Une mesure qui concerne donc également les touristes français, même lorsqu’ils ne viennent pas d’un pays touché par l’épidémie. Le QR code ou le numéro de référence obtenu doit être conservé pour les contrôles sanitaires.
Cette décision intervient alors que le virus Ebola sévit en République démocratique du Congo (RDC). Aucun cas n’avait été déclaré en Tanzanie selon la fiche de France Diplomatie mise à jour le 2 novembre 2026. Les autorités ont néanmoins renforcé la surveillance aux frontières pour éviter l’arrivée du virus.
Dans les aéroports, les ports et aux frontières terrestres, tous les voyageurs sont soumis à un contrôle sanitaire comprenant une prise de température. Ceux considérés comme présentant un risque élevé font l’objet d’un suivi automatisé pendant 21 jours. Les autorités peuvent également isoler les personnes présentant des symptômes suspects ou refusant les contrôles.
Concernant l’assurance obligatoire, les voyageurs entrant dans le pays par la Tanzanie continentale, notamment par les aéroports de Dar es Salaam ou du Kilimandjaro, doivent la souscrire auprès de la National Insurance Corporation (NIC). Valable jusqu’à 92 jours, cette couverture ne dispense toutefois pas d’une assurance complémentaire. France Diplomatie précise que la plupart des établissements de santé tanzaniens ne l’acceptent pas et recommande de conserver une assurance privée couvrant les frais médicaux et un éventuel rapatriement.
À Zanzibar, des formalités particulières
À Zanzibar, les autorités sanitaires disposent de leurs propres consignes. Un avis publié le 9 octobre 2026 impose une déclaration de santé aux voyageurs en provenance de République démocratique du Congo, d’Ouganda ou du Kenya, ainsi qu’à ceux ayant transité par ces pays. Le formulaire peut être rempli sur le portail sanitaire de l’archipel avant le départ, ou sur papier à bord ou à l’arrivée.
Les contrôles sanitaires sont également renforcés : tous les passagers internationaux sont notamment soumis à une prise de température à l’arrivée.
Quant à l’assurance locale obligatoire, en vigueur dans l’archipel depuis octobre 2024, les touristes entrant directement dans le pays par Zanzibar doivent la souscrire auprès de la Zanzibar Insurance Corporation (ZIC). France Diplomatie indique un tarif de 44 dollars et une couverture de 90 jours.
Une seule assurance suffit toutefois pour un séjour combinant safari sur le continent et découverte de l’archipel : le premier point d’entrée dans le pays détermine l’assureur auprès duquel souscrire. Les voyageurs ayant déjà souscrit l’assurance NIC à leur arrivée en Tanzanie continentale n’ont donc pas à payer une seconde fois à Zanzibar.
Source: Le Figaro · Jhana Monlouis-Félicité
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