Pour l’ancien ministre de l’Éducation nationale, le France a basculé dans la spectaclocratie, où la vie politique est dominée par la brutalité, la force de l’image et l’émotion. Inquiet du phénomène Trump, Jean-Michel Blanquer n’a pas eu peur de comparer Jean-Luc Mélenchon au président américain.
Passer la publicité Passer la publicitéInvité de Bienvenue en Île-de-France, Jean-Michel Blanquer s’est dit très inquiet pour les démocraties occidentales. Dans son dernier ouvrage La Démocratie et la fureur, l’ancien ministre de l’Éducation nationale imagine un Tocqueville sidéré par l’Amérique de Trump.
«Trump est un symptôme plus qu’une cause, d’où sa réélection !», analyse Jean-Michel Blanquer. Il décrit en France comme aux États-Unis, l’avènement de la spectaclocratie et reconnaît le talent de Donald Trump en la matière : «Il est inégalable !».
Esthétique du catch, violence verbale désinhibée, dureté, usage permanent du second degré… Le style Trump s’est imposé et irrigue nos démocraties occidentales. «On s’habitue au grand n’importe quoi !» en conclut Jean-Michel Blanquer, qui déplore l’appauvrissement du débat et la polarisation des sociétés.
«Le style Mélenchon a quelque chose à voir avec le style Trump, ils ont la brutalité en commun !» poursuit l’ancien ministre. Une brutalité qui s’est exprimée dans la rue pendant les violences du 17 octobre, largement encouragées par les élus de La France insoumise. Face à ce qu’il nomme des coups de bélier permanents dans la démocratie, Jean-Michel Blanquer appelle à la raison et à la construction d’un projet républicain autour des territoires.
Source: Le Figaro · Victoire Sikora
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