Par Le Figaro avec AFP

Publié le 02/11/2026 à 14h53

L’accusée, jugée depuis lundi matin devant la cour d’assises du Loir-et-Cher à Blois pour «torture et actes de barbarie ayant entraîné la mort» sans intention de la donner. (Image d’illustration) Florence Piot / ADOBE STOCK

La septuagénaire a été suivie et invectivée par plusieurs membres du collectif Mouv’Enfants, qui réclamaient que les responsables de la mort de l’enfant soient sanctionnés. L’intervention des forces de l’ordre a été nécessaire pour mettre fin à l’incident.

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La mère d'Inass Touloub, fillette de quatre ans retrouvée morte et mutilée en 1987 au bord de l'autoroute A10, a été prise à partie par des manifestants à l'issue de la première matinée de son procès à Blois. Une poignée de membres du collectif Mouv'Enfants, qui a organisé une action devant le tribunal avant l'ouverture de l'audience, a suivi Halima El Bakhti, 74 ans, sur une centaine de mètres à sa sortie du palais de justice en criant «Justice pour Inass» ou «la honte».

Les manifestants de ce mouvement constitué d’anciennes victimes de violences, qui se décrit comme engagé pour les droits et la protection des enfants, ont également collé des photos du visage tuméfié de la fillette sur des murs du palais de justice. L’accusée, jugée depuis lundi matin devant la cour d’assises du Loir-et-Cher à Blois pour «torture et actes de barbarie ayant entraîné la mort» sans intention de la donner, s’est retrouvée acculée contre un mur, protégée par son avocat Maître Camille Radot. Au moins trois policiers ont dû maîtriser Arnaud Gallais, président du collectif Mouv’Enfants.

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L’aboutissement d’un des plus anciens «cold cases» français

La mère a ensuite pu quitter les lieux après plusieurs minutes. «Quand on a retrouvé Inass Touloub, elle avait des traces de fer partout, elle avait des traces de morsures etc, il faut que les gens paient», s'est-il justifié. «Il faut que ces gens-là payent et il faut que la justice paye aussi». «Cette petite est encore seule aujourd'hui, hormis les associations qui sont là pour défendre ses intérêts», a affirmé Arnaud Gallais.

Aux côtés d'Halima El Bakhti, le père âgé de 72 ans, Ahmed Touloub, est lui aussi jugé pour «complicité». Leur procès marque l'aboutissement d'un des plus anciens «cold cases» français. Inass Touloub, fillette de quatre ans retrouvée morte et mutilée en 1987 au bord de l'autoroute A10, n'a été identifiée qu'en 2018 à la faveur d'un rebondissement permis grâce à un prélèvement ADN dans une autre affaire.

Source: Le Figaro · Le Figaro avec AFP

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